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Tome vingt-sixième.
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Epiménide fit peser dans le temple desEuménides les statues de Pluton , de Mer-cure & de la Terre; elles étoient d’uneforme agréable , dit Paufanias. Chacuned’elles éroit placée fur un autel différent.

Au revers d’une médaille de Gordien Pie,on voit une figure de Jovis dìtis , doubledivinité adorée fous la forme d’une feule ;laquelle repréfentoit d’un côté Jupiter quicommande au ciel & à la terre, & def autre le dieu F lut us ou Platon qui présideaux enfers , fie à tous les lieux souterrains,fur-tout aux mines : c’est aussi à cause deces deux différens rapports qu’on repré-sente ce dieu sur d’autres médailles , tan-tôt avec un aigle à la main droite , tantôtavec Cerbère à ses pies. Le cyprès , sirn-bole de la tristesse, que l’on plantoir autourdes tombeaux, étoit consacré à Platon.'

PLUTONÍUM. y ( Géog. anc.^j lieu auxenvirons d’Hiérapolis de Phrygie. Strabon ,liv. XIV. pag. 649. dit qrdon y voyoit unbois sacré , avec un temple dédié à Pluton& à Junon, ou plutôt â Proferpine, commequelques - uns prétendent qu’on doit lire.(D. L)

_ PLUTUS, f. m. (Mythol.) dieu desrichesses étole mis au nombre des dieuxinfernaux, parce que les richesses fe tirentau fond de la terre, séjour de ces divi-nités. Hésiode le fait naître de Cérès&ueJasion dans Hie de Crete , peut-être parceque ces deux personnages s’étoient appliquéstoute leur vie à l’agriculture qui procureles plus solides richesses.

Aristophane dans fa comédie de Plutus ,dit que ce dieu dans fa jeunesse avoir très-bonne vue , mais qu’ayant déclaré à Ju-piter qu’il ne vouloit aller qu’avec la vertu& la science, le pere des dieux , jalouxdes gens de bien, l’avoit aveugle pour luiôter le discernement ; Lucien ajoute quedepuis ce temps-là il va presque toujoursavec les médians ; car “ comment un,, aveugle comme moi pourroit-ii trouver„ un homme de bien qui est une chose si» rare ? au lieu que les médians font en„ grand nombre , & fe trouvent par-tout,,, ce qui fait que j’en rencontre toujours„ quelqu’un ». Lucien fait encore Plutusboiteux; “ c’est pourquoi, dit-il, je mar-?> che lestement quand je vais chez quel-

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» qu’un, je «'arrive que fort tard , &” souvent quand on n’a plus besoin de” moi ; au contraire, lorsqu’il est question" de retourner, je vais vîte comme le vent," & 1 on est tout surpris qu’on ne me voie" Mais, lui dit Mercure, il y a des

» gens a qui les biens viennent en dor-" mant. Oh alors je ne marche pas, ré-v pond Plutus, ]’on me porte ». Toutesces allégories s’entendent fans peine, &ne méritent pas de nous arrêter.

Plutus avoir une statue à Athènes fpusle nom de Plutus claìr- VO yant : elle étoitfur la citadelle, dans le fort, derrière letemple de Minerve, où l’on tenoit les tré-sors publics ; Plutus étoit placé là commepour veiller à la garde de ces trésors. Dansle tëmple de la Fortune à Thebes, onvoyoit cette déesse tenant Plutus dans lesbras sous la forme d’un enfant, comme sielle étoit fa nourrice ou fa mc-re. A Athè-nes , la statue de la Paix tenoit le petitPlutus dans son sein , simbole des richessesque donne la Paix. (D. J.)

PLUVIAL , f. m. ( Hijl. eccUf ) c’estune grande chape que portent le chantre& le fous-chantre, à la méfié & â vê-pres , ainsi que l’cfficiant quand il encense.Le pluvial entoure toute la personne , &cest attaché par devant avec deux agraphes.Autrefois c’étoit la chape ou manteau queles ecclésiastiques, & fur-tout les religieux ,ponoient à la campagne pour fe défendrede la pluie ; c’est de là que lui vient sonnom. ( D. J. )

Pluvial, ( Jurísprud. ) eaux plu-viales , ce sont les eaux qui tombent duciel. Vyei Eaux , Egout. {A )

PLUVIER , PLUVIER VERT, f. m.

( Uijl. nat. Ornithol. ) pluvialts feu pardalispluvialis vlridis, V/il. oiseau de la grosseurdu vanneau , ou un peu plus gros. Le dessusde la tête , le cou , les épaules, le dos,& en général toute la face supérieure de1 oiseau est noire , & a beaucoup ce ta-ches tparses , d’un jaune verdâtre ; cettecouleur occupe les bords de chaque plume ,& le milieu est noir ; le bec a un poucede largeur ; il est noir & droir. Le couest peu court Le ressemble 2 celui du van-neau. La poitrine a une couleur brune mê-lée d’un jaune verdâtre. Le ventre.est

blanc ;