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Tome vingt-sixième.
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POE

etres qui fout au-dessus des lois de notresature, qui peuvent changer à leur gré lecours des événemens, ne diísoudroient-ilsP a s tout le nœud dans les piec.s de cegenre? Un opérane seroic donc qu’une fuiteQ Wcidens qui se succèdent les uns aux au-fans nécessité, & par conséquent sanshailon véritabl e Le poète pourroi: les alon-S e t, abréger, supprimer à sa fantaisie, sansc ! u c ion sujet en souffrît. Il courroie chan-£ e t ses actes do place, faire du premier le^suíìeme , du quatrième 3e second, sansa ecun bouleversement considérable de sonPfaa. U pourroit dénouer sa piece au pre-? ! . er a cse , sans que cela l’empêchát de faire^uvre ect acte de quatre autres, où il dé-^°ueroit & renoueroit, autant de fois qu’il-j Uairoit : ou pour parler glus exactement,n y au roit dans le fait, ni nœud , ni aé-.j°uetnent. Tout sujet de cetc eípecc ne peut-c _P as etre traire en un acte , en trois, enI’ c ^ ’ en dix , en vingt, selon le caprice &(T a vagan C e du poète lyrique ?m ÎS Scnre n’a pu enfanter que des dra-ritú ’ ^P Ufcs de tout intérêt & de toute vé-grès ci./j^dícti pas ainsi empêché les pro-têt art ^/’^ufique en France , tandis quePCr si:cti 0n et j Porté au plus haut degré derope? Con ans * es a ì!tres parties de l’Eu-il formé dasi^ ent ' e musical fe seroit-que des être pa s s 011 Un ne fait chantern'ont nul mod-f 6 ‘ anta '-^ e dont les accens

carnation étanr ^ ^ ar,s nature - Leur dé-

n’anroit-elU no arûlCra ire & indéterminée ,soporîfi 0 ,,p ^ P r °duit un chant froid &au xquelé n 0 V Une Monotonie insupportablesecours n ’ a;Jroir résisté fans le

sicale ne fúV ^ ' ^oure l’expreíîìon mu-iouer s Sir ] e eroi t-eIîe pas ainsi réduite àPourroit Drro ?„ 0t ’ e . r Lorte qu’un acteur nele "'visicsi n ne lefìT Ì mi >t larmes, fans que* Uci] ct sojet d’afflïa; P eur ! r ’ cp-oiqn'i! -sieût

qUe àis la si.d un état brillant s ans c . U e U P ° Ut /°’ t par!c rcrut en droit de fhi, e brinct / r ‘ 1,ficie » n e fepens de la disposition de'son ^roit-il pas reíulte de cette méthode u „ ac-tionnaire des mots réputés lyriques - ?- c *tionnaire dont un compositeur ï>ahù lc ‘manqueroit pas ce fa-re pre:ent à son poèteasm qu’il cuc ^ en un seul recueil, tous ì c l

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mots dont la musique ne sautoir rien faire,& qu’il ne faut jamais employer dans lepoème lyrique ?

Si vous choisissez deux compositeurs ;que vous donniez à su n à exprimer le dé-sespoir d'Andromaque lorsqu’on arracheAstyanax du tombeau où sa piété savoircache , ou les adieux d’Iphigénie qui va sesoumettre au couteau de Calchas, ou bienles fureurs de sa mere éperdue au momentde cet affreux facnsice ; L que vous disiezà l’autre: faites-moi une tempête, untremblement de terre , un chœur d’aqui-lons, un débordement de Nil, mie descen-te de Mars, une conjuration magique , unsabbat infernal, n’eíl - ce pas dire à cclui-: ci, je vous choisis pour faire peur ou plai-sir aux enfans , &: á i’autre, je vous choisispour être J’admiraiion des nations & dessiécles ? N’est-il pas évident que l’un a dûrelier barbare, & lans musique , fans sty-le , fans expression, faus caractère, & queParure a dû, ou renoncer à son prcjst ,ou , s'il y a réussi , devenir sublime ?

Deux poètes qu’on auroit ainsi employés,ne serount-ils pas dans le même cas ? L’urtn'auroit - il pas appris à parler lç langagedu sentiment, des passions , de la nature ^I autre ne í’eroit-il pas resté foible , froid& maniéré ? Quand il auroit eu le talentde la poésie, son faux genre l’auroit trompéfur Pemploi qu’il en faut faire. La pompeépique auroit pris dans son style la place-du naturel de la poésie dramatique. Au lieude scènes naturellement dialoguées , notïs,aurions eu que des recueils de maximes, de-maclrigaux , d’épigrammes , de tournures&c de cliquetis de mots pour lesquels la mu-sique n’a jamais connu d'expression. Legoût se seroit si peu forme qu’on n auroit.point senti la différence del’harmonie poé-tique & de sharmonie musicale - ni com-pris que le plus beau morceau de Tibulso;seroit déplacé dans le poème lyrique , pré-cisément par ce qui le rend íi beau & siprécieux. On auroit vu ensin l’étrangephénomène d’un-poète lyrique > plein dedouceur & de nombre , plein de charme àla lecture , & dont st seroit cependant im-possible de mettre lespieces en musin-m'

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