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tragédie & !a comédie qui pussent êtrenuises en musique. Un heureux hasard ayantfait naître au même instant le poète lyriqueplus faci'e , le plus simple , le plus cou-chant , le plus énergique , I’iíiustre Metas-tasio , & ce grand nombre de musiciensà génie que l’Italie &, F Allemagne ontJtoduits , & à la tête desquesi la postéritéJta en caractères ineffaçables, les nomsVinci » de Haíîe & de Pergolesi ; ledrame en musique a été porté en ce siécle3u plus haut degré de perfection. Tous lesgrands tableaux , les situations les plus in-téressantes , les plus pathétiques , les plusterribles ; tous les ressorts de la tragédie >tous ceux de la véritable comédie ont étésoumis à Fart de la musique , & en ontteçu un degré d’expreffion & d’enthou-latme , qui a par-tout entraîné & les gense spnt & de goût, & le peuple. La musi-<?ue ayant écé consacrée en Italie dès saOr'(T CC à l" a véritable destination, à l’ex-Podt *° n ^titiment & des passions , lele C c tC ^ r 'que n a pu se tromper sur ce queéga^P^siteur attendoit de lui ; il n’a pula roi^ Ce l ul ‘ c ’ a son tour > & lui faire quitterEn^e 2 natur ® & de la vérité,que dan^t nc ^ e » d ne saut pas s'étonnertragédie^ f Marrie du goût & des arts , lanégligée. ^^sique ait été entièrementreprésentât’ e ^ uc rouchante que soit lajours foible 1 ^ n f tra § , ‘ que ' ei!e P aroîtra tou 'musique aura , L ? lde a côté de celle que îari’nvoéì^.^-vainlad&l»-du chant &• , y le lutter contre les effetsconsoler A» n \ S • im preffions. Pour se
eu musiqué ÏT P ° in ^ ^. !e '/ es voisi . ns
P r ogrês d ' ia -r tance doit le dire que sesempêché d’awV” i’ anroieilt peut-être
moyens^si°p U ; ; sr | 1 l C r dopera italien avec desdf 7 /}os ionr P s cS r ’■,? a t_l1 P as renouvellef ^enne dont'fe CÍFets de la tra-V si a A n l L ' m oire ? Con? lre nOUS 3 con-assnler à la reprtìèatï-t on pu
feenes , fans craindre d W i ^Ertainesdouloureusement déchiré, j Cœurtro Pdar.s un état trop pénible & t,® ^mberde la situation déplorable des hértv- V i 01 ^ nspectacle ? Ce n’est ni ìe poète ni U r !”positeur , qu un critique éclairé accuseraTurne XXV L
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dans ces occasions d'avoir été au-dessousdu sujet : il faut dcnc examiner de quelsmoyens on s est servi pour rendre tant desublimes efforts du génie , ou inutiles , oude peu d'esset.
Lorsqu’un spectacle ne sert que d’amu-sement à un peuple oisif, c’est-à-dire , àcette elite d’une nation , qu’on appelle labonne compagnie , il est impossible qu’ilprenne jamasi une certaine importance ;& quelque génie que vous accordiez aupoète , il faudra bien que sexécution théâ-trale , & mille détails de son poëte se res-sentent de la frivolité de sa destination.Sophocle en faisant des tragédies, travail soitpour la patrie > pour îa religion , pour lesplus augustes solennités de la république.Entre tous les poètes modernes, Metaf-taiio a peut-être joui du sort le plus doux& le plus heureux ; à l’abri de l’envie &de la persécution , qui sont aujourd’huiassez volontiers la récompense du génie ,comme elles l’étoient quelquefois chez lesanciens , des vertus & des services rendusà l’état, les talents du premier poëte d’I-talie ont été constamment honorés de laprotection de la maison d’Autriche : queson rôle à Vienne est cependant différentde celui de Sophocle à Athènes ! Chez lesanciens , le spectacle étoit une affaire d’é-tat ; chez nous, si la police s’en occupe »c 'est pour lui faire mille petites chicanes ,c’est pour le faire plier à mille convenancesbizarres. Le spectateur , les acteurs, lesentrepreneurs , tous ont usurpé sur lepcëme lyrique , un empire ridicule ; & sescréateurs , le poète & le musicien , eux-mêmes victimes de cette tyrannie , ont ecele moins consultés fur son exécution.
Tout le monde sait qu’en Italie , le peu-ple ne s’aífembîe pas seulement aux théâtrespour voir le spectacle; mais que les logesfont devenues autant de cercles de conver-sation qui se renouvellent plusieurs foispendant la durée de la représentation. L’u-sage est de pais.r cinq ou six heures ài'Opéra , mais ce n’est pas pour lui donnercinq ou six heures d attention. On n’exigedu poëte que quelques situations très oathé-
tiques, quelques scenes très-beiles L l'onser îl f ï‘A sor , lereste -Q‘™<ilsimusii:"
a réussi de rendre ces
ces rameux morceaux
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