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exécuteroit la partie de Faction avec lamême chaleur & la même expression.
Plus on pénétrera l’esprit d u poème lyrique ,plus on fera engoué de cette idée. L’Opéraainsi exécuté ne seroit plus restraint à necharmer qu’un petit nombre d’hommes ex-cessivement sensibles , & qui entendent lelangage de la musique. Le plus ignorant~ e utre le peuple, seroit auílì avancé quese plus grand connoissenr , parce que lePantomime auroit foin de lui traduire, laMusique mot pour mot » & de rendre in-éligible à ses yeux ce qu’il n’a pu entendrede ses oreilles.
Cette maniéré d’exéeuter le poème lyrì-í Ue , rendroit auíîi au poète & au compo-1 eur, l’empire que le chanteur & l’en-r ^preneur ont usurpé fur eux. Tout ce•L 11 ne tient pas au fond du sujet ne seroitíMa ^portable fur ce théâtre. Tout leou- 2 & épique difparoîtroic des
p at [ t ra §2s dramatiques : car quel geste lede'^ 1 ^ trouveroit-il pour sexpreílionnous f SS F ar °les & de tels airs ? & comment:Pu’il ^tir , fans devenir ridicule,
fier , 0u era '°le à un coursier indompté &battu p ar é *1 fe compare à un vaisseaupins pachêti* tem Pête ? Les situations lespar des ép-:pâ es ne feroient plus énervéespoète , p» u °. c ? froides & subalternes. Letacle & d u ct^éassé âs la durée du fpec-roit son fujêxO^hre des acteurs, condui-forte&ranidp i P |! r Une intrigue simple ,°u la nature des rW tastrophe ^us l'histoirene . s ^ combien d’act? ^oit indiquée, Je
rations rr , r „i ■ ,, es > combien de deco-
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& les énerve , feroient les impressions lesplus profondes & les plus terribles. Lemusicien n auroit rien change à son faire jle poète auroit rapproché le íìen de la sim-plicité & de la force du théâtre d’ Athen.es,gr la représentation théâtrale auroit acquis“n* vérité & nu charme dont il seroittéméraire à marquer les effets Sc les
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ter encore l’ufage d’Athênes en repréíer.-tant plus d’une piece. Le poème lyriquechanté & dansé seroit suivi du poème-ballet: celui-ci seul seroit peut-être pro-pre à représenter quelques instans d’unmerveilleux visible.
. le fort de l’homme veut que fa pe-titefle paroisse toujours à côté de ses plussublimes efforts de génie ; & nous met-tons dans les affaires les plus sérieusestant de négligence & d’ir.conséquence ,qu’il ne faut pas nous croire capables def obstination & de la persévérance néces-saires à la perfection d’un simple art d’a-mufement. Et le fort des empires, & !efort des théâtres font l’ouvrage du hasard :tout dépend de ce concours de circons-tances qu’un heureux ou un mauvais bâ-tard rassemble. Qu’il paroisse quelque parten Europe un grand prince : & après avoiracquis par ses travaux le droit de consa-crer un glorieux loisir à ía culture des Berux-Arts, qu’il porte ses vues fur le plus béaide tous , & fart dramatique deviendra f->uSson régné le plus grand monument érigé àla félicité publique & à la gloire du géniede l’homme.
Les Italiens ont un poème lyrique qti’ifsappellent oratorio ; ce font des drames dontle sujet est tiré de nos livres sucres. On lesa quelquefois joués fur des théâtres élevésdans les églises ; mais ces e-xemples fontrares ; & communément on ne fait aucunusage decespieces. II est étonnant que lapuissance spirituelle , qui favorise si forten Italie les pompes religieuses, n’ait passecondé la Poésie & la Musique dans iedessein de fe consacrer à la Religion. Detels spectacles auroient pu devenir très-augustes & très-intéreíîàns dans la célébra-,tion des solennités de i’Egiife.
II ne seroit pas singulier qu’un hommede goût fît plus de cas des oratorio de Mé-tastase , que de ses opéra les plus célébrés.On s’apperçoit bien que le poète n'y a pasécé assujetti à une foule de lois arbitraires& absurdes, qui n’ont tendu qu’à le gêner& qu’à défigurer le poème lyrique.
Le compositeur pourroit fe pernmrrrpdans Y oratorio un style plus élevé n i,s c
g^cue celui de l'opfc,
«„d ce drame sacré. semble auffi afnoriíïï
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