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Tome vingt-sixième.
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le musicien d’éloigner ses personnages unpeu plus de la nature par des accens moinsfamiliers à l’homme , & par une plus fortepoésie. Cet article est de M. Grimm.

POEME PHILOSOPHIQUE , ( Poésie di-dactique. ) especc de poëme didactique danslequel on emprunte le langage de la Poésie,pour traiter par principes des sujets de mo-rale , de physique ou de métaphysique.On y raisonne, on y cite des autorités ,

• des exemples , on tire des coníéquences.Tel estTouvrage de Lucrèce parmi les an-ciens , celui de Pope parmi les moder-nes.

Le poëme philosophique doit tendre furtoutes choses à la lumière , parce que lebut des sciences est d’éçlairer. Ainsi laméthode doit y être plus sensible que dansles autres poèmes dictatiques & dans les poè-mes de pure fiction. Ceux - là échauffentle cœur , ceux - ci éclairent l’esprit ou di-rigent ses facultés. Il est donc moins per-mis d’y jeter des digressions qui empêchentde suivre le fil du raisonnement. Par lamême raison , on Rattachera moins à ymettre des figures yives & poétiques , àmoins qu’elles ne concourent à la clarté endonnant du corps aux pensées ; car autre-ment , il y auroit de la petitesse à sacrifierla netteté & la précision à l’éclat d’un beaumot ; auílì Lucrèce suit - il constammentson objet. On ne le voit point au milieud’un raisonnement, s’égarer dans des des-criptions inutiles à son but. II en a quel-ques-unes dont la matière pourrçit se pas-ser ; mais i! les place tellement , soit de-vant , soit après ses argumens » qu’ellesservent > ou à préparer l’esprit à ce qu’ilva dire ; ou à le délasser , après lui avoirfait faire des efforts. Princip. de littér.at.( D. J.)

POEME EN PROSE, {{Belles-Lettres.)genre d’ouvrage où l’on retrouve la fiction& le style de la poésie , & qui par-là sontde vrais poèmes , à la mesure & à la rimeprès ; c’est une invention fort heureuse.Nous avons obligation à la poésie en prosede quelques ouvrages remplis d’aventutesvraisemblables , & merveilleuses à la fois,comme de préceptes sages & praticablesen morne temps, qui n’auroientpeut-êtrejamais vu le jour, s’il eûc íàllu que les au-

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teurs eussent assujetti leur génie à la rime& à la mesure. L’estimable auteur de Te-lémaque ne nous auroit jamais donné cetouvrage enchanteur, s’il avoit dû récrireen vers ; il est de beaux poèmes fans vers,comme de beaux tableaux fans le plus richecoloris. {D. J.)

POEME SÉCULAIRE , ( Belles-letttes. )carmen feculure , nom que donnoient lesRomains à une efpece d’hymne qu’onchantoit ou qu’on récitoit aux jeux que l’oncélébrois à la fin de chaque siecle de la fon-dation de Rome, qu’on appelloit pour celajeux séculaires í Voye p JeUX SÉCULAI-RES.

On trouve un poème de eette efpecedans les ouvrages d’Horace , c’est une odeen vers saphiques qu’on trouve ordinaire-ment à la fin de ses épodes, & qu’il com-posa par Tordre d'Auguste Tan 737 deRome , selon le pere Jouvency. II paroîtpar cette piece que le poëme séculaire etoiCordinairement chanté par deux chœurs ,Tun de jeunes garçons, & l’autre de jeu-nes filles. C’est peut-être par la mêmeraison, que quelques commentateurs de cepoète ont regardé comme un poëme sécu-laire la vingt-unieme ode de son premierlivre , parce qu’elle commence par cesvers :

Dianam tenerae d i cite virgines ,lntonsum pueri dicite Cynthium.

Mais la derniere strophe prouve que cSn’étoit qu’un de ces cantiques qu’on adres-soit à ces divinités dans les calamités publi-ques , ou pour les prier de détourner âestfléaux funestes > lorsque le peuple faiío'stdes vœux dans les temples de toutes les di-vinités adorées à Rome, ce qu’on appel'loi t fupplicare ad omnia pulvtnarìa deorum•

P(SONIDiE, ( Gcog. anc. ) municipe ê®T Attique > dans la tribu Léontienne , fêtes 1Suidas, qui remarque que ces peuple* dif$'roient des Paenienses & des Paonidi > d c 1 -’*autres municipes des Athéniens» danstribu Pandionide. ( U. J. )

POÉSIE , ( Beaux-Arts. ) c’est l’imitat»®*de la belle nature exprimée par le disco u ^mesuré ; la prose ou Téloquencenature elle-même exprimée par kUbre,