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I-es Israélites portoient les cheveux fort'onZs, ainsi qu’il paroít par l’Ecricure &par Josepsie , lv. VIII. c. i. qui nous ditQue les gardes du roi Salomon avoient delongs cheveux flottans fur leurs épaules, &Saisies poudroient tous les jours de petitespaillettes d’or , qui les faifoient briller ,lorsque les rayons du foîeil donnoient dessus.I» n’est: donc pas vraisemblable qu’Absaloncoupât tous ses cheveux , qui faifoient sonP^neipal ornement.
On voit par expérience que les cheveuxne croissent dans un an , qu’environ quatrePouces en longueur ; ainsi ce qu’il íaifoitsouper ne pouvoitpas peser deux cens siclesoes Juif s , puisque dans cette supposition ,£ e .qui restoit auroit dû peser du moins cinqlois autant, ce qui est impossible de partêr d’autre.
, Ainsi la plus grande difficulté consiste àdéterminer ce que c’est que le poids du roi ,°u , comme porte l’hébreu , la pierre dur °i. M. Pelletier croit que la diF.rencee ptre le poids du roi & le poids ordinaire ,^ a été connue qu’après que les Juifs ont etel°umis aux Chaldéens ; & que fauteur des? 1 eux livres de Samuel, vivoit vers la sin decaptivité de Babylone, ou peu après ,P r %ie les Juifs étoient accoutumés depuis- 0 Ou 70 ans aux poids Babyloniens , &Snotoient les poids hébreux , cjui depuis0tl g-temps n’étoient plus en usage : queCet auteur , pour se faire mieux entendre,a substitué le poids connu à la place de celuiqu il trouvoít marqué dans les mémoires furlesquels i! travailloit ; ce qui lui a fait direque les cheveux d’Absalon pesoient deuxcens sicles , poids de Babylone , poids dur °< > auquel les Juifs étoient alors sujets.JrJ. . ,s’ e de Babylone pefoit le tiers duiicle jmf, qui étok égal à 219 grains ,poidsd Angleten-e ; ainsl b sicle b y ab loni J1C 73 grains. 1 1
Les Raisins & quelques autres écrivain-qm prétendent que ces deux cons LLetoient le pnx que valoient l es cheveuxsl Absalon, & non ce qu’ils pesoient, disentque ses serviteurs vendaient ses cheveuxaux femmes de Jérusalem. Mais Bochartprétend qu’il n’est pas yraiscmbîable qu’onait vendu les cheveux tî’un fils de roi, ni
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cjue personne ait voulu les acheter à un iihaut prix.
D’autres imaginent qu’Absalon ayantcoupé fos cheveux en divers temps , lesavoir gardés jusqu’à ce cju’il y en eut lepoids de deux cens sicles. Mais outre quecette fiction est contraire au texte, tllerend la remarque de I Ecriture puérile ,puisqu’il n’y auroit rien d’extraordinaire eacela.
Bochart conjecture queles cheveux d’Ab-saîon ne pesoient deux cens sicles, queparce qu’il les poudroit d une poudre d’or ;ce qui étoit fort ordinaire dans ce temps-là , & ce qui devoir augmenter fort le poidsdes cheveux ; & il démontre que ces deuxcens sicles ne faifoient pas plus de troislivres & deux onces de notre poids. MaisrEcriture parle du poids réel des cheveux,& non d’un poids purement accidentel. Lesseptante ont réduit ce poids de deux censsicles à la moitié : ils ne parlent que decent sicles ; ce qui s’aceorde avec le sen-timent de ceux qui prétendent qu’i! s’agitde sicles d’or , ou des sicles du roi , quin’avoient que la moitié du poids de ceux
du sanctuaire. Mais i! saudroit prouver au-paravant cette différence entre le poids or-dinaire & celui du sanctuaire, entre le sicled’or & celui d’argent.
De toutes les hypothèses qu’on vientde citer , celle de M. Pelletier nous paroi tla plus simple , la plus naturelle , & cepen-dant elle ne leve pas la difficulté du poidsénorme de la coupe des cheveux d’Absalon;dans son sistême méme , je croirois plutôtqu’il s’est glissé quelque grossière erreur dechiffre dans la copie dujivrede Samuel;& il faut.bien que cela soit ainsi , puiíqn’aulieu de deux cens sicles , les septante di-sent cent ; ce qui seroit encore , en adop-tant le sistême de M. Pelletier , un poidscinq fois trop grand pour approcher de lavraisemblance.^ ( D. J, )
POIDS de f Europe , &C. ( Commerce. ).chaque pays a ses poids différons , non-seu-lemenr en Europe , mais dans les échellesdu levant, en Asie & en AstiqueCependant je n’cn ferai qu’un e; t'icltabrégé.
Le quintal , la livre , le m ar c 1 \le gros, le denier, le grain, son’
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