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Tome vingt-sixième.
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attachées aux pans de la cuirasse , qu’il neput le blesser. Cet usage de la dague lui fitdonner le nom de miséricorde , parcs quedès qu’un chevalier étoit ainsi terrassé parson adversaire , & que celui-ci tirait sadague pour le tuer, i! falloit qu’il demandàcquartier & miséricorde, ou bien il étoittué. ( V )

POIGNÉE , s. f. ( Crnmm. ) ce que lamain peut contenir. Prenez une poncée delaitue , &c. une poignée de gens , &c.

Poignée se dit aussi de la partie par la-quelle on prend une épée, une canne , &c.

Poignée , Barre a poignée , partieàu métier à bas. Voyez Y article MÉTIER ABAS.

Poignée , terme d'Emballeur. Ce termesignifie une certaine oreille ou pointe detoile que les emballeurs laissent aux quatrecoins d’un ballot, pour le pouvoir remuerfacilement.

POIGNÉE , en terme de Pour bisseur , estproprement cette partie ovale d’une gardeque la main embrasse en tenant l’épée. Lespoignées étoient autrefois toutes rempliesde tresses d’or ou d’argent ; mais à cettemode ont succédé les poignées pleines oude même matière, qui font encore aujour-d’hui les plus recherchées.

On fait aujourd’hui les poignées de bois,que l’on entoure d’un fil d’or, d’argentou de cuivre ; ces fils d’or ou d’argentíbnt filés Fun fur Pautre , & entourent enspirale le corps de la poignée, laquelle parce moyen est remplie d’inégalítés sembla-bles à celles d’une lime, ce qui l’assermitd'autant plus dans la main de celui quis’en veut servir. C’est aussi pour cette rai-son que l’on fait le noyau quarté. Les poi-gnées de métal au contraire par leur poli,échappent des mains plus facilement.

Poignée , ( Graveur - Ciseleur. ) Lesgraveurs en cachets appellent poignée unmorceau de bois rond de deux à troispouces de diamètre , & de trois à quatrepouces de longueur , fur le bout duquel ilsmettent le ciment dans lequel ils enfoncentà chaud le cachet, qui íe trouve par cemoyen solidement affermi fur la poignée.Toutes les matières bitumineuses mêléesavec des fables, sont également propres àfaire le ciment qui environne le caçhet, II

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doit être facile à fondre, & très-dur aprèsqu’il est refroidi ; mais on choisit celle dontl’odeur est plus supportable, ©u qui est 2meilleur marché.

C’est une chose digne de remarque , qvsdans tous les arts lorsque les ouvriers ont s-opérer fur de petites psoces, ou que lentsdoigts ne sauroient tenir fermement, qu’ilsfe servent de différentes tenailles , poi-gnées, valets , ou autres inventions , dontles uns retiennent le petit corps fur lequelils veulent opérer par une forte de soudure,comme par exemple la poignée des Gra-veurs , qui est le sujet de cet article ; d’au-tres seulement par la pression de quelquesparties de f ouvrage entre d’autres partiesde la machine qui sert à les tenir, comme,par exemple , letau , voye £ ÉTAU. Le mê-me besoin qui fait que nos ouvriers fe fer-vent encore de ces inventions , est celuiqui jadis les a fait inventer.

POIGNÉES , les Facteurs d''orgue s’en fer-vent pour tenir les fers à souder avec les-quels ils soudent les tuyaux &: autres piccesde plomb ou d’étain dont l’orgue est com-posée , ce font des demi-cyîindres debois , convexes-concaves. Pour faire despoignées on prend une petite bûche de boisde chêne bien ronde , à astez grosso pourremplir !a main ; on coupe cette bûche partronçons d’environ lin demi-pié de long:chaque tronçon , que l’on fend en derx par-ties égales, selon le fil du bois & le diamè-tre de la bûche , fair une poignée. Lorsqueles deux moitiés sent séparées , on creusededans avec un ciseau une espece de gout-tière qui doit occuper toute la longueurde la poignée ; ces gouttières reçoivent 1 *manche ou la queue du fer à souder, qu*doit entrer juste dedans, afin que lorsquel’on ferre les deux poignées l’une vers l’au-tre , le fer ne puisse échapper. Après q« cles deux moitiés de la poignée sont í hit es »on colle un morceau de peau oui joint J eSdeux parties ensemble , afin de ne poi nCles dépareiller.

POIGNÉE , en terme de Metteur-en-cfítvr e >est une moitié de fuseau sur le gros bss lCde laquelle on met du ciment pour y afte r 'mir les pierres qu’on veut travailler ; l’auti*bout allant toujours en diminuant, entrS