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de poils courts, excepté à la tête. Les gens qui vivent dans les forêts, font velus Ststfì"'
-malpropres qui ne changent pas de linge , me des satyres: c’estpar cette raison qu’on
Meulière , les poils du visage & de tout le corps , font d’une longueur considérable. Ce fontde tels enfans qu’on a pris pour des singes.
Le lieu natal des poils , c’eít la graille ou la cellúlosité. On en a trouvé dans l’épiploon ?dans l’ovaire , dans des fistules & des antheromes. La cellúlosité placée fou? la peau , produitdes poils naturels ; il y en a cependant de plus foibles & de plus courts qui ne paroìsl'ent p aSpasser la peau.
Les poils qui naissent de la cellúlosité fous la peau , commencent par un bulbe coloré , ovaleou rond. Ces bulbes reçoivent du tissu cellulaire par un hémisphère plus délicat & plus vaf-culeux , des vaisseaux , des nerfs même & des fibres cellulaires. Je ne garantis que le§dernieres.
Le milieu du bulbe est recouvert par une enveloppe dure , luisante , composée de lames ,plus tendre , plus rouge & plus étroite du côté de la peau , fous le trou de laquelle elle fstermine ; la figure du bulbe est oblique , & il est très-vafculeux. Quand on Louvre , il répandune liqueur sanglante , qui doit avoir été renfermée dans une cavité. On y distingue alors unautre bulbe plus étroit , plus cylindrique , & qui est contenu à l’tiémifphere vafculeux. Cen’eít qu’après avoir ouvert ce grand bulbe que l’on découvre le poil lui-tnéme , encore mou ientre lui & son bulbe intérieur , il y a de la viscosité. Je ne connois de bien assuré dans1’hómme que le bulbe & le poil qu’il renferme.
Quand le poil est arrivé au trou de la peau par lequel il doit passer , il perd son enveloppeextérieure , la seconde accompagne le poil : il trouve dans la peau ou dans une glande séba-cée , une ouverture par laquelle ii paíie. Arrivé à l’épiderme il ne la perce pas , il devientconique , poulie l’épiderme devant lui , & s’en fait une gaine extérieure , presque de la subs-tance de la corne élastique & presque indestructible ; puifqu’elle fe conserve dans les momie®.Quand on ouvre la gaine , on trouve un certain nombre de filets élastiques, jufqu’à dix , unisentr’euK & avec leur gaine par un tissu cellulaire. Ce tissu en forme de réseau remplit l’espaceentre les filets. II est abreuvé d’une viscosité.
II y a de la variété dans les différens animaux ; j’ai parlé du poil de I’hotnme. II est cylindriqueau sortir de la peau ; son extrémité est conique , je n’y connois ni noeuds ni branches. Le*poils noirs font le-s plus épais , les pâles les plus minces.
Ils font d’une dureté singulière. Un seul cheveu de l’homme a soutenu 1069 grains y leurforce augmente avec l’âge. U11 poil est trois fois plus fort dans la vieillesse que dans l’enfance-Les chiens qui digèrent des os , ne digèrent pas les cheveux. La machine de Lapin même nefauroit les changer.
Leur couleur dépend du suc , dont leur tissu cellulaire intérieur est abreuvé. Ils font blanc*dans le fœtus , & les animaux en conservent la blancheur dans les pays les plus froids ,quoique les hommes y aient les cheveux bruns. Dans des pays froids , mais plus tempérés ,ils font pâles , blonds ou roux ; à mesure qu’un pays approche de l’équattur , ils deviennentplus noirs , aussi-bien que les yeux. On en a vu de verds dans des villes où l’on travaille C' slcuivre. Aucun quadrupède n’ale poil d’une couleur vive, au lieu que les plumes jouisse* 1 *-de la plus grande variété & du plus grand éclat dans leurs couleurs. ^
Dans la vieillesse , les poils deviennent gris dans tous les pays ; il n’y reste que l’épiderme t& le suc de la moelle cellulaire a disparu ; ils deviennent en même-temps comme tranfparens>
.Les cheveux des pays froids sont droits , ils fe frisent dans les pays chauds ; le contrait* 3régné dans la laine qui est frisée dans les pays froids , & roide dans les climats les plus chaud®'
Les cheveux croissent continuellement. Dans la vieillesse même ils renaissent à mesure qu’o°les coupe. On prétend qu’ils ont pris quelquefois de l’accroissement dans les cadavres.reviennent même dans les cicatrices & dans le nouveau chevelu qui succédé à l’assreufe opé-ration des sauvages. Les animaux ont peu de poils dans les pays chauds , nos chiens mém e Ydeviennent chauves.
Ils n’ont aucun sentiment. La douleur qu’on sent lorfqu’on les arrache , est dans la P ea P^
Distillés, ils donnent beaucoup d’eíprit alkalin & un peu d’eau qui sent l’ail. Aucune P artldu corps animal ne les égale pour la quantité du íel volatil. ^ n ,
Dans plusieurs animaux ils naissent fans autre organe , qu’une liqueur qui s’épai.ut ^s’fcxhalanr. Une viscosité grasse les fuit depuis le tissu cellulaire qui est sous la peau, &áifcud ou dessèchement. ( h % D, G. )