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Tome vingt-sixième.
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Henri ÍI il remporta le premier prix desjeux floraux ; mais, au lieu d’une églan-tine ou rose en argent, la ville lui en-voya une Minerve d’argent maflìf, dontRonsard fit présent au roi. Marie Stuart,reine d’Ecoífe , estimoit tellement cepoète , qu’elle lui fit remettre un buffet‘ de deux mille écus , dans lequel étoit unvase en forme de roíier , représentant leparnafle & un Pégase au-deífous, aveccette inscription :

A Ronsard , l’Appollon de la source des Muses.

Charles IX ordonnoit , dans tous sesvoyages , qu’on logeât Ronsard dans lepalais ou la maison qu’il occuperoit.

Boileau dit de Ronsard :

Réglant tout, brouillant tout, fit un art h sa mode,Et toutefois long-temps eut un heureux destin.

Vovei Parn. Franc, par M. du sillet,

p. 145. ( C. )

POISSY, ( Ge'og. mod. ) petite ville del’ile de France, au bord de la forêt deSaìnt-Germain , fur la rive gauche de laSeine, à une lieue au-deíïbus du confluentde l’Oyse avec la Seine. II y a un mo-nastère de religieuses de S. Dominique ,que Philippe-le-Bel commença , & qui

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fut achevé par Philippe de Valois en J33° 1mais le feu du ciel tomba fur l’églisex î 95 1 & consuma la pyramide revêtue d eplomb, qui avoit quarante-cinq toiseshaut. II y a encore â Poìjsy une collegiaie , une paroisse , un couvent de Cap u 'cins, un d’Ursulines , & un hôpital-Cette ville , où se tient aujourd’huigros marché de bestiaux pour l’appro^'

fìonnement de Paris, est connue

dans

numieiiiciiL uc a «uis , eu cornue -

l’histoire par l’assemblée de Catholhl ae _& de Protestans qui y fut convoquées1561, & où se rendirent CharlesCatherine de Médicis fa mere , tou^la famille royale. Cette assemblée a Ppellée le colloque de Poijsy , n’eut auç a ^succès ; la vanité du cardinal de Lorra'ssqui comptoit y briller, fut la feule cavqui procura cette assemblée , & Théod° r ^de Beze s’y distingua en portant la íbyrôle pour les Protestans. Long. de P oí JP19. 40. lat. 48.

Ce lieu qui est fort ancien se noM>en latin Pinciacum , comme il est 013 xqué dans les chartres & dans les capj tllaires des rois. Le pays des environs 5 ^pelle pagus Pincìacenfìs , & en Franco' 5 ^Pincerais ; nos anciens rois ont quelss'fois demeuré à Poìjsy , (a) & y aV ° ie l)fJ

( a ) Charles le chauve tint un Parlement à Poijsy en 869 , fie y apprit la mort dedécédé h Plaisance sans enfants légitimes : il en partit auííì-tôt pour aller s’emparer du roya UII ’ eLorraine. &:

Les rois de la troisième race aimoient le séjour de Poijsy , qui étoit du domaine de lales reines y faiiotent leurs couches. Constance , femme du roi Robert, y fit construire l’®ë“ 6Notre-Dame qui fut desservie par des Augustins , fie où elle est enterrée. , $ \c

Philippe le Hardi y mit ensuite des jacobins. On croit que sautel du sanctuaire est cfi

ligu même où étoientle cabinet fit le lit de la reine Blanche , lorsqu’elle mit au monde LouiH-ss^tpour le bonheur de la France , en 12.15. Par respect pour le repos de la reine , on ne sonfi° l£ ^ ssles cloches à Poijsy. Ce bon roi íò félicitoit dans la fuite d’avoir reçu le baptême en ce li eU ’faisoit honneur de ligner Louis de Poijsy. ^ , ' c Ior e *

„ Mon fih , lui cliíbit Blanche , dans cet âge où la raison , comme une tendre fleur près ■> a ; 1 rie-'?> s’embellit aux rayons de la vertu , fit se flétrit au souffle empoisonné du vice ; mon fil S ’ »-

3> rois mieux vous voir périr à mes yeux, que de vous voir perdre l’innocence de votre bap t0Heureux le roi qu’on prepare ainsi aux périls de la royauté ! a'adc £1,e5 i

Elle lui répetoit aussi ces belles paroles qui devroient être gravées autour de tous le s 1 q ua nd» Souvenez-vous que rien ne peut être glorieux au prince de ce qui est onéreux au P eU P 1 ®‘ n roi» vous croirez être au-dessus des hommes, songez que Dieu estau-dessus de vous : entre>> un malheureux , il n'y a qu’une ligne de distance ; entre Dieu fit un Roi est l’insini ” ^ ir>^

Ce fut son petit-fils Philippe qui , plein de respect pour íà mémoire , fonda , en ï} c >^^ e je-gnifìque monastère des jacobines , dont fa cousine, Berthe de Clermont, fut la premier^ ^ jjjerPhuit princesses du sang y ont été religieuses , fans parler de Catherine d'Harcourt, onétoit de la maison de Bourbon,