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Tome vingt-sixième.
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gouvernement : on pouvoít méme dire ence sens la police du monde , monarchiqueici, aristocratique ailleurs , &c. & c’étoitl’art de procurer à tous les habitans dela terre une vie commode & tranquille.En restreignant ce terme à un seul état,à une seule société , la police étoit sartde procurer les mêmes avantages à unroyaume, à une ville , &c.

Le terme de police ne se prend guereparmi nous que dans ce dernier sens. Cettepartie du gouvernement est confiée à unmagistrat qu’on appelle lieutenant de po-lice. C’est lui qui est particulièrementchargé de l’exécution des loix publiéespour procurer aux habitans d’une ville,de la capitale , par exemple, une vie com-mode & tranquille, malgré les efforts deTerreur & ies inquiétudes de Tamourpropre &: des passions. Voye ç l'articlesuivant.

On voit évidemment que la police a dûvarier chcz les différons peuples. Quoiqueson obi et fût le même par-tout, la com-modité & la tranquillité de la vie ; c’estle génie des peuples , la nature des lieuxqu’ils habitoient , les conjonctures danslesquelles ils se trou voient , firc. qui ontdécidé des moyens propres à obtenir cesavantages.

Les Hébreux , les premiers peuples dela terre , ont été les premiers policés.Qu’on ouvre les livres de Moïse , on yverra des loix contre Tidolâtrie , le blas-phème , l’impureté ; des ordonnances furîa sanctification du jour du repos & desjours de fêtes ; les devoirs réciproques desperes , des meres , des enfans, des maîtres& des serviteurs fixés, des décrets somp-tuaires en faveur de la modestie & de lafrugalité ; le luxe , Tintempérance , ladébauche , les prostitutions , &c. proscri-tes : en un mot , un corps de loix quitendent à entretenir le bon ordre dansles états ecclésiastiques , civils & militai-res ; à conserver la religion & les mœurs ;à faire fleurir le commerce & les arts ;à procurer la santé & la sûreté ; â entre-tenir les édifices ; à fiibftanter les pau-vres; & à favoriser l’hofpitalité.

Chez les Grecs , la police avoit pourobjet la conservation , la bonté , &c les

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| agrémens de la vie. Ils entendirent p ,rla conservation de la vie ce qui concer» 3la naissance , la santé & les vivres. l' stravailloient à augmenter le nombre de scitoyens, à les avoir sains, un air salubr e ,des eaux pures, de bons alimens, dé.remedes bien conditionnés , & des méde-cins habiles & honnêtes gens.

Les Romains , en 31 z , envoyerent d eambassadeurs en Grece chercher ies lé*& la sagesse. De-là vient que leur p°^ tC ^suivit à-peu-prês la même divisioncelle des Athéniens.

Les François & îa plupart des habits,actuels de l’Eurepe ont puisé leur p oíl< ^chez les anciens. Avec cette diíférenc-jqu’ils ont donné à la religion une att-^tion beaucoup plus étendue. Les jeux -les spectacles étoient chez les Grecs & c ^Romains une partie impartante de la/ 7 ^lice : fi n bue étoit d’en augmenter ^fréquence & la somptuofité ; chezelle ne rend qu’à en corriger les abusà en empêcher le tumulte.

Les objets particuliers de la police P a |mi nous font la religion , les mœurs, •santé , les vivres , la sûreté, la transsilité, la voirie , les Sciences & les arts h^'raux ; le commerce , les manufacturé “arts messianiques , les domestiques , énœuvres & pauvres. _ j rS

Nous venons de voir quels éroient ^objets de la police chez les différensppies , passons aux moyens dont d s 0.usé pour la faire. c %

L’an Z904 du monde , Menés P art3 f f -3l’Egypte en trois parties , chaque P aen dix provinces ou dynasties, & cil ^dynastie en trois préfectures. Chaque P^ iÇlecture fut comp f'e de dix jng eS ij .0choisis entre les prêtres; c’étoit la u Af-edu pays. On appelloit de la sentencepréfecture à celle d’un nomos , tr0 iS-jurifdiction ou parlement d’une dégrandes parties. . e ds

Hermès Trismegiste , íècr:t aI c j a £Me ès , divisa les Egyptiens en tt° . . ZLses ; le roi , les prêtr es , & I e ? e p,\d;'t tle peuple en trois c; nditions ; , £S 0 tt

le laboureur, & Tartifan. Les no^

les prêtres pouvoient seuls entrer

bre des ministres de la justice &