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naire des langues , il embrassa tous lesarts & toutes les sciences. D’abord ils’attacha au barreau de Paris ; mais en-nuyé de cette guerre de paroles & d’é-crits, il s’appliqua tout entier à la com-position , & il fit son coup d’essai sur lescynégétiques d’Oppian qu’il traduisit enlatin avec élégance , & qu’il explique parde savans commentaires. Le roi HenriIII. s’entretint plusieurs fois avec lui, &ces entretiens lui firent beaucoup d’hon-neur ; car comme il avoit l'esprit présent,& que pour ainsi dire il avoit en argentcomptant toutes les richesses de son es-prit , il étaloit une incroyable abondancede choses curieuses , que son excellentemémoire lui fournissoit sur le champ.Depuis , la jalousie de quelques personneslui ayant attiré la disgrâce du roi, il seretira auprès du duc d’Aler.çon, à quiquelque temps après les Hollandois défé-rèrent la souveraineté de leurs provin-ces, & il fut extrêmement considéré dece prince, à cause de sa rare érudition& de ses belles connoissances. II accom-pagna ce duc dans son voyage d’Angle-terre, & après fa mort il se ret.ra àLaon, dont on lui donna la judicature ;& il y rendit la jullice avec beaucoupd’intégrité jusqu'à Tannée i’jbS. Enfin ily mourut de la peste âgé de plus de 70 ans.De Thon , lib. C Xi/II.
M. Diecman ( Diecman , de natura-lisme Bodini ) découvrit dans le dernieríiecle un manuscrit de Bodin intitulé ,Colloquium heptaplomeres de abditis re-rum fublimiurnarcanis. Chaque interlocu-teur a sa tâche dans cet ouvrage ; les unsattaquent, les autres défendent. L’Eglise-romaine est attaquée la prennere , lesLuthériens viennent ensuite sur les rangs ;le troisième choc tombe fur toutes lessectes en général ; le quatrième fur lesNaturalistes; le cinquième fur les Calvi-nistes ; le sixième fur les Juifs ; & le der-nier fur les sectateurs de Mahomet. L’au-teur ménage de telle forte ses combat-tons , que les chrétiens font toujours bat-tus : le triomphe est pour les autres, &í’ur-tout pour les Naturalistes & pour lesJuifs. Bodin acheva ce mauvais ouvragel’ an J$88 , âgé d'environ 63 ans, &
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mourut l’an 1596 , fans qu’il aitnoncer aux sentimens qu’il avoir expo!dans son livre. On dit au contraire q ulmourut juif.
Le plus considérable de ses ouvragé »& celui qui lui a fait le plus d’honneu 1 ' ’ce font ses livres de la république, d°M. de Thou parle en ces termes:magnum de republicâ Gallicè publd "vit , in quo , ut omnifcientiarum § e f es - t 'non tincli , J’edimbuti ingenii fidemfó 1 ffie nonnullis , qui récit judicant , n °- 0ornninò ab osientationis innato gentivacuum ft probavit. Il soutintment dans fa conduite les maximes d°il avoit rempli son ouvrage ; carété député en 1576 par le tiers-étaQVermandois aux états de Blois , il Y ^ jjtint fortement les droits du peuple. “ Q>y y remontra, dit Mezerai , avec uo liberté gauloise , que le fonds du “
0 maine royal appartenoit aux proV> nC £» & que le roi n’en étoit que le fi 111 ? ^» usager. Ce que le roi Henri III'o trouva pas mauvais , disant que B°
» étoit homme de bien ». iv 4 -
Quelques auteurs ont disputé à p°la qualité d’écrivain exact & judicie u ^mais du moins ne lui a-t-on pu refusergrand génie , ún vaste savoir , une 1 a 0 n-moire & une lecture prodigieuses. £tagne dit qufi/ étoit accompagné de ç ^coup plus de jugement que la tourb eécnvailleurs de sonJiecle , & qu ilqu’on le lise & qu on le confidere• / ■'Bayle , Diclión. tom. II.p. 33 , t f
Balthajar Gracian , jésuite esp a S ij e smourut l’an 1658 à sage de 54- afí l' e 'ro Srouvrages font ! homme de cour , I e ale criticon & le discret. Le premierefpece de rudiment de cour , dit M* g delot de la Houssaie , qui Ta traduis > ^7-code politique , ou un recueil des ^ frj.leures & des plus délicates nìaXl!r ‘U )íí n c > ^vie civile & de la vie de cour \ foi'fí ,eCsecond, Gracian a entrepris de -£ e itiele cœur d’un grand homme. Lç f ç en’est qu’une censure assez ingénie
vices ; & dans le dernier Tautc-ur ç e c
de donner Tidée d’un homme P ar ^auteur a certainement de tr cschoses, mais ses ouvrages Ion