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Tome vingt-sixième.
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P O L

evifint souvent un des plus dangereuxNsoumens de l’amour-propre mal réglé ;ruais en convenant q Telle est corrompueP ar quelque chose d’étranger , on prouve,Ce rue semble, que de sa nature elle estPure & innocente.

* ^ us m’appartient pas de décider , mais» r~ Puis m’cmpêcher de croire que la*°s e ffe t j re j^n origine de la vertu ;íu en sc renfermant dans f u sage qui lui estj r °P r e , elle demeure vert c u se ; & quej. 0r ‘qu’elle sert au vice, ede éprouve le,° rt des meilleures ch-.fes dont les hommesp iCle ux corr-'-mpent l’ufage. La beauté ,el Prit, le savoir , toutes les créatures^ un mot, ne sont-elles pas sauventdéployées au mal , & petdent-elles pour, a leur bonté naturelle ? Tous les abus|j l11 naissent de la politeffe n’empêchentp S qu’eìle ne soit essentiellement un bien,j dans son origine que dans les effets,ntique rien de mauvais n’en altéré lallî hsticité.

^ me semble encore que la politeffee xerce plus fréquemment avec les hom-2s en général , avec les indifféreos ,n av ec ] es amis, dans la maison d’un. ranggr que dans la sienne , fur - toutp^qu'on y est en famille , avec sonpere ,nier e , sa femme , ses enfans. On n’eííu Lp'-sti avec fa maîtresse ; on est tendre,juonné , galant. La politeffe n’a gueret j f a vec son pere, avec fa femme ; onces êtres d’autres sentimens. LesI ^tirnens vifs

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qui marquent i intimité

!lens du sang, laissent donc peu deInstances à la politeffe . C’eíl une qua-|j e Peu connue du sauvage. Elle n’a guere^ a u fond des forêts , entre des hommesp 0i) e d sommes nuds , & tout entiers à laPen | te âe leurs besoins ; & chez lesdéni S Policés, elle n’est souvent que la°nstration extérieure d’une bienfai-qni n’est pas dans le cœur,w-p LlTlO Oíi Pollizi , ( Géog. moi. )e vill e de la Sicile , dans la vallée desoon 23ra ’ ^ ur ^ es Lvnsins de celle de De-litz^ 5 > a 'J pié du mont Madonia, à 15cons* 3U ft’^-est de Palerme. II y a unít ( so jésuites , six convens d’hommeseux âe filles. Long. 31. 44 '. soL 37 -

■ L °me XXVI.

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POLITIQUE , ( Philosophie.) La phi-losophie politique est celle qui enseigneaux hommes à fe conduire avec prudence vsoit a la tête d’un état, soit à la tête1 d’une famille. Cette importante partiede la 1 hilosophie n’a point été négligée; par les anciens , & fur-tout par l’école; d’Aristote. Ce philosophe élevé à la courde Philippe , & témoin de ces grandsí coups de politique qui ont rendu ce roi sicélébré, ne manqua point une occasion sii favorable de pénétrer les secrets de cettescience si utile & si dangereuse ; mais ilne s’amusa point, à l’exemple de Platonson maître, à enfanter une républiqueimaginaire , ni à faire des loix pour deshommes qui n’existent point : il se servitau contraire des lumières qu’il puisa dansle commerce familier qu’il eut avecAlexandre le grand, avec Antipater ,& avec Antiochus , pour prescrire desloix conformes à l’état des hommes , & àla nature de chaque gouvernement, ffoye^sa morale & sa politique. Cependant quel-que estimables que soient les préceptesqu’on trouve dans les écrits de ce philoso-phe , il faut avouer que la plupart seroientpeu propres à gouverner les états qui par-tagent maintenant le monde. La face dela terre a éprouvé tant de révolutions ,& les moeurs ont si fort changé , que cequi étoít très-sage dans le temps où Aris-tote écrivoit, ne feroit rien moins quecela íì on le mettoit maintenant en pra-tique. Et voilà fans doute la raison pour-quoi de toutes les parties de la Philoso-phie la politique est celle qui a le pluséprouvé de changemens , & pourquoi rparmi le grand nombre d’auteurs qui onttraité de cette science, il n’y en a pas unseul qui n’ait proposé une maniéré diffé-rente de gouverner. Nous ne parleronsici que de ceux d’entre les modernes quise sent rendus les plus célébrés par leursouvrages sor la politique .

Jean Bodin né en Anjou , fut d’abordreligieux de l’ordre des Carmes ; maiscomme il avoir fait ses vœux dans fa pre-mière jeunesse , il en fut dispensé , & ils’adonna à l’étude avec beaucoup d’assi-duité. Il avoir l’esprit si étendu , qu’aprèsavoir acquis une connoissance extraordi-

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