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Tome vingt-sixième.
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ttiille écus d’or , fans compter îes grecsHU on lui envoya de Rome , & les latinslettres gothiques , qu’il fit venir desj^ys étrangers & des principales biblio-bcques d’Efpagne , tous anciens de septr 1 huit cens ans ; en un mot , les pen-j l0 ns des savans, les gages des copistes ,, e Prix des livres , les frais des voyages &e 1 impression , lui coûterent plus de rin-çante mille écus d’or.j Lette bible contient le texte hébreu ,a Paraphrase chaldaïque pour le Penta-p ì>que seulement , la verfion grecque dese Ptante , & la vulgate latine ; on a jointp . §rec des septante une verfion littéraleai te en partie par d’habiles gens d’Al-o 5 * a , formés fous Démétrius & Pincian ,en partie par Démétrius lui-méme &Lopés de Stunica. Pour le nouveauf dament, le texte grec bien correct ,| atls aucuns accens , & la vulgate. 11 vou-^ c lu’on ajoutât un volume d’explicationsCs termes hébreux , & des façons deat, er hébraïques.

j Le nouveau Testament parut en 1J14 ,vocabulaire en 151 $ , & l’ancien Tes-tent en 1517, peu de temps avant lay ° r t de Ximenès. Voici le titre de l’ou-j* a 8 e tel que nous le fournit le pere le^° n g: B13LIA SACRA, vêtus Tefiamen-m 'nultiplici linguâ , ruine primo un -^ WUni. Et ìmprimis Pentateuchus he-rQ ïco atque chaldaïco idiomate.p^djuncìa unicuique sud latinâ inter-çj tat i° n e , IV. vol. in-fol. ad quorumc em leguntur ha:c verba:y^xplicat quarta ultima pars totìusl Q( eris 'Pestamenti hehraïco , grœcoque &i n ln ® idiomate nunc primùm imprejso ,v er jp prœclarijsimâ Complutenfi uni-

mandato & sumptìbus reverendifi-p } 1 in Chrijlo patris Domini, Dominijf’Kisci Ximenii de Cimeros , tituli

Balbinœ , facro fianélce romancecle Jice prtsbiteri cardinales , & Hijpa-J r , Urn p rima t is > & regnorum Cafiellij n P Canc dlarii , archieptjcopi Toletani.

L 'jolertid honorabilis viré Ar-p re ,i~Guilielmi de Brocario , arth Im-■Vorice magisiri, Anna Domini mil -

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lefimo quìngentefimo décima septimo ,menfis Juliì die decimo. No VU M Tes-TAM ENTUM grcecè Ù latine noviter im-prejjuni.

Infine voluminisreperiuntur hxc verba:Ad^ laudem & gloriam Dei & DominiJesu-Chrifiisacrofanchim opus novi T es-tant enti & libri vitœ,grcecís iatinijque cha-racleribus noviter imprejsum , atque fiu-diofijsimè emendatum , felicì fine absolu-tumest in hâc prceclarisjìmd Comptutenfiuniverfitate. De mandato & sumptìbus ,&c. Anna Domini millefimo quìn-gentefimo decimo quarto , menfis Januarìidie decimo.

Telle est l’histoire de la polyglotte deXimenès , qui a été depuis effacée pard’autres polyglottes beaucoup plus belles ,celles de Paris & de Londres. ( Le Che-valier DE Jau COURT. )

POLYGONATUM , ( Botan. ) onnomme vulgairement cette plante Jceaude Salomon.

Tournefòrt compte douze efpeces dece genre de plante , dont la principale està larges feuilles , polygonatum latifoliumvulgare , C. B. P. 303. I. R. H. 78. enanglois the commom broad , leav'd Sa-lomons Jeal.

Sa racine est longue , fibreuse , situéetransversalement , fleur de terre , grossiecomme le doigt , genouillée d’efpace enespace par de gros nœuds fort blancs,d’un goût douçatre. Elle pousse des tigesà la hauteur d’un à deux piés , rondes ,lisses, fans rameaux, un peu recourbéesen leur sommité ; d’une odeur agréable,fi on les froisse ou qu’on les coupe parmorceaux ; revêtues de plusieurs feuillesdisposées alternativement, oblongues, lar-ges , assez semblables à celles du muguet ;nerveuses d’un verd brun luisant en-destùs,& d’un verd de mer en-dessous.

Ses fleurs naissent des aisselles des feuil-les le long de la tige, attachées à de courtspédicules , une à une, deux à deux, outrois à trois, rangées plusieurs de fuitedu même côté ; chacune de ces fleurs estune cloche alongée en tuyau , & décou-pée en six crenelures fans calice de cou-leur blanche , mais verdâtre dans sesbords,