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Tome vingt-sixième.
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mot vient du grec <mKv , multum , & jp.a.vQx.vtt >, dijco , j’apprends.

Juste Lipse , Scaliger , Saumaise ,Pétant , Kirker , Grotius & LéibnitzCroient de grands polymathes. Les an-ciens appelloient ces sortes de gens poly-hìjìores.

La potymathie n’est souvent qu’un amasconfus de connoissances inutiles , qu’on'de'bite à propos & hors de propos pouren faire parade. La véritable polymathieest une vaste érudition , une connoissanced’un grand nombre de choses, bien péné-trées , bien digérées, que l’on applique àpropos , & pour la nécessité feule du sujetque l’on traite.

POLYMITHIE , s. f. (Belles-Lettres.)terme de poétique qui signifie une multi-plicité de fables dans un poème épiqueou dramatique , au lieu de l’unité d’actionqui doit y régner. Voy. FaBLE , UNITÉ ,ACTION.

La polymithie est un des plus grandsdéfauts qui puistent se rencontrer dans unpoème. Car outre qu’elle y jette la con-fusion en compliquant des fables ou desactions qui ne concourent pas à un mêmebut, elle partage nécessairement l’intérêt,& par conséquent elle l’affoiblit. Voye çAction..

Telle seroit l’idée d’une théseïde, d’uneÈéracléïde , d’une achilléïde ou d’autrespoèmes semblables , qui comprendroienttoutes les actions , toute la vie deshéros qui en feroient le sujet , com-parées à l’Iliade ou à l’Enéïde. Voye çHéros , Épique.

Quelques pieces dè notre ancien théâ-tre , de Lope , de Vega , de Shakespearpèchent par \z polymithie, l’Henri VI.& le Richard III. de ce dernier ne sontpoint de ces pieces où régne l’unité d’ac-tion , ce sont des histoires d’événemensarrivés dans le cours de plusieurs années.

POLYMITUM o P us , (Critiquesacrée.) 'Zûa'K'jfxnaí , « , ov , ouvrage tistùde fils ou de foies de diverses couleurs.Fccit ei tunicam polymìtam , Gen. xxxvij.H- Jacob fit à Joseph une tunique de diffé-rentes couleurs. Ezéchiel voulant repro-cher. à la ville de Jérusalem son luxe &

P O L , ,

ses débauches, lui dit, qu’elle s’étoít pare®d’habits & de robes précieuses de diver-ses couleurs : ornata est a u r o Ù ar S en f°G& vejhta byjsto ac polymito. Exod.

28. 6.

Polymitarìus dans l’Ecriture , est 1 oU- ’vrier qui fait des ouvrages, des

de divers fils & de diverses couleurs. Ce

qui excelloient dans cet art que M ® 1 ■vouloit encourager parmi les Juifsdits y avoir été formés par Dieu m erT ',eunáos erudivit fapientia , ut J aCl ■■opéra abietarìi , polymitarii, P^ u,n . ar ^ Qde hyacinto purpura coccoque tinC& bysto. Exod. xxxviij. 23. ( O. J-) y

POLYMITUS LAPIS , {fflfi- nat J.pierre dans laquelle on volt un grand n°bre de couleurs.

POLYMNASTIE ou PoiYMNAS^QUE , s. f. ( Mufiq .) nome pour lesinventé , selon les uns , par une ^nommée Polymneste , & selon d’aut .par Polymnestus, fils de Mêlés Coinsmen. {S)

POLYNOME, (Geom.) Voyel

TINOME. ( ^-

POLYOPTRE, s. m. terme

que, qui se dit d un verre, à travers •>. jS .i— mais V,

11 iorme ou

& de

petits ; ce mot est formé du grecbeaucoup , & de o^to.ucu , je yois-

- Le polyoptre , tant dans fa st rU ^ er -que dans les phénomènes, différé des ^ ^res ordinaires, qui multiplient les ° J p q*& que l’on appelle polihédre. TYoy e í

LYHEDRE. U P

Construction du polyoptre.^ teî ^ oíi tverre A B plan des deux côtes, ^ ^ pi ■diamètre soit d’environ trois V onC , £ .djOpt.fig. 73. ), faites dans bo epdes segmens sphériques , dont 1 J’uU

aie à peine la cinquième P ar

doigt. Aeiotíf.

Alors si vous éloignez le ver re ^ral",œil, jusqu’á ce que vous PJ1, e y eU l cO l, P.fer toutes les concavités t c orcdf.

d’oeil, vous verrez le même o J veS qi> Jà travers d’autant de verres co ^

y a de concavités j mais cetp.aroîtra sort petit, ■