Band 
Tome vingt-sixième.
Seite
641
JPEG-Download
 

P O M

j^Jere que la hauteur d’un bouquet ; onP°urroit tenir ces jolis arbustes dans de fortptits pots, & les servir sur les tables, oùfestons de leurs fruits , mêlés d’ambre^ âe pourpre, feroient. une décorationPfeferable à celle des fleurs d’Ifalie & desa juboches de porcelaine ; le paradis , lorf-^ k' en ménagé, peut se réduire à peu^ês à cette taille. Les Angïois emploientPopr greffer les pommiers en espalier St enu stspn , un pommier qu’ils nommentce pommier naturellement d’unePÇtite stature, donne, fans avoir besoine tre greffes , des pommes que les Angloistouvent apparemment fort bonnes, puif-lue le codlin est à la tête des pommes® n gloises , que rapporte Miller, commej es meilleures : on multiplie ce pommier pares marcottes , les surgeons & les boutn-Miller ne fait pas grand cas de ce sujet:me que les fruits des pommiers dont ilpourrit les greffes , ne font ni fermes , ni1 8 garde ; il conseille même de grefferj? S codlins fur le pommier sauvage, au'«u de le planter franc du pié. On trouveraa ns Thomas Hitt, chap. t£ } des avis pourPresser ces sujets les uns aux autres, fui-a nt l’espec-e & l’ufage des pommiers qu’onVe «t greffer.

. Le n°. ej. se trouve spontanée en Virgi-le. 6 6c dans quelques autres contrées dej Amérique septentrionale , où il croît danss forêts qu’il parfume au printemps ; ilr °’t qu’il n’atreint pas à une hauteur°Gsidérable , & ne forme jamais qu’un^ n d arbristèau ; & ce qui nous le fait^pfer , c’est que l’ayant greffé fur pom-,er sauvage, il a fleuri dès la troisie-8 année : il poustè des bourgeons me-( j. ,s > rougeâtres, coudés à chaque joint &<j7 er S e ns ; ses feuilles font oblongues &Coupées astez profondément, de ma-c re qu’on ne le prendroit pas au premier.'P-d’œil pour un pommier; ses fleursa! |fent par petits bouquets à la fin dejj ai . » aux cotés des branches, & s’épa-p° l! istènc encore plus tard que celles deso^ mier s à cidre ; elles pendent à de lon-t r \ es queues fort déliées ; leurs pétales fontt e Jv ar 8 es 6c lavés d’une couleur de rosePq ^ es P^ us a^féables: elles exhalentP a ''fum délicieux & incomparable: en

2 W xxvi

P O M 66y

(Angleterre, elles n’ont pas d’odeur sen-sible ; les fruits ne font pas plus gros qu’uneazerole ; ils demeurent verds & ne don-nent d’autre signe de maturité que l’odeurforte & particulière qu’ils répandent. NouSen avons recueilli dans nos jardins donc lespépins gros & sains paroiíibient bien mûrs.Ce pommier qu’on peut greffer fur para-dis , pour le réduire à la taille de petitsbuissons, est un des plus beaux ornemensdes bosquets de la fin du printemps. Millerdit qu’il craint la gelée, tant qu i! est jeune;c’est ce dont nous ne nous Sommes pointapperçus dans nos jardins. En Amérique ,on arrache ces pommiers dans la foret pourgreffer dessus nos pommes dEurope. Nepourrions-nous pas nous en servir pour lemême nGge? peut-être ce fiqet préfente-roit-il quelques avantages particuliers ; fàtaille paroiíîant un peu moindre que celledu doucin , il tiendroit le milieu entre cedernier & le paradis : on l’appelle à Paris,azerole pomme ou a\erolier odorant.

Variétés des pommes À manger crues oucuites .

Depuis M. de la Quintinie , on a fansdoute trouvé plusieurs pommes nouvelles.Du temps de Pline , on en comptoir déjàvingt-neuf : on est surpris de touver dansle livre du jardinier de Louís-le Grandleur catalogue si restreint, tandis que ce-lui des poires est si long. II ne cultivoiede préférence que ces sept efpeces ; savoir,la reinette grise , la reinette franche , lacalville d’automne, le fenouillet, l’api &la violette ; il est bien surprenant de netrouver dans ce nombre, ni !a calville blan-che , ni la pomme d’or, qui font du nom-bre des seize que le sieur Saussais, inspec-teur des jardins de Mgr. le duc de Zoui>bon , rapporte comme les meilleures : onest encore plus étonné de ne pas y voisle nom de la non-pareiile pomme , d or. t luréputation est bien établie par-tour&quipasse même pour excellence en Angle-terre , où l’on ne fait nul cas de la plupartdes efpeces de pommes cultivées en France.Dans le nombre de celles que M., de laQuintinie donne comme médiocres, quifont au nombre dç dix huit, il y en aM m r n n»