P O N
*T*er exemple que je viens de citer ; il*aut y marquer des repos par des virgules,Racées de maniéré qu’elîes servent à ydistinguer quelques-unes des parties cons-écutives , comme le sujet logique , la to-nalité d’un comple'mentobjectif, d’un com-blement accessoire ou circonstanciel duv erbe , un attribut total , Oc.
Exemple où la virgule distingue le sujet"?§ique : La venue des faux chrijìs O desJaux prophètes , Jembhit être un plusprochain acheminement d la derniere ruine.Eossuet, dij'c. Jur Ijiijìoire universelle ,Part. IÍ.
Exemple où la virgule sépare un com-plément circonstanciel : Chaque connoìj-fance ne fi développe , qiiaprès qu’unCertain nombre de connoiffances précéden-tes je fimt développées. Fontanelle , pré-face des éléments de la Géométrie deinfini.
Exemple où la virgule sert à distinguercin complément accessoire : Uhomme im-patient eji entraîné par fis désirs indomp-tés O farouches , dans un abîme de mal-heurs. Télémaque, Uv. XXIV.
, Lorsque Tordre naturel d’une proposi-éon simple est troublé par quelque hy-Perbate ; la partie transposée doit êtreéìrminée par une virgule , si elle com-mence la proposition ; elle doit être encredeux virgules , st elle est enclavée dansd autres parties de la proposition.
Exemple de la premiere espece : Toutestes vérités produites feulement par le cal-c al , on les pourrait traiter de véritésà’expérience. Fónteeelîe , ibid. L'est îedomplémenc objectif qui se trouve ici à late te de la phrase entiere.
Exemple de la seconde espece : La^erfif cation des Grecs & des Latins , parfi ordre réglé de syllabes breves O longues,fi n no 1 1 à la mémoire une prise fujftjante.Ehéor. des sent. ch. iij. Ici c’est un com-blement modificatif qui se trouve jette?e dti- e îe sujet logique & le verbe.
, ,11 n’en est pas de même du complémentpterminatif d’un nom ; quoique l’hyper-^te en dispose , comme cela arrive fré-^l'ernment dans la poésie , on n’y em-^;®ie pas la virgule , à moins que le trop5i tendue de la phrase ne Texige pour leTome XXVI.
P O N 675
soulagement de la poitrine. Le grandprêtre Joad parle ainsi à Abner. Athalie „act. I. jc. j.
Celui qui met un frein d la fureur desflots SS ait aussi des méchans arrêter lescomplots.
Rousseau ( Ode flacre’e tirée du pf. AS. }emploie une semblable hyperbate:
Le j ufte eji invulnérable ;
De son bonheur immuable
Les Anges font les garants.
Remarquez encore que je n’indique l’u-sage de la virgule , que pour les cas oùTordre naturel de la proposition est trou-blé par Phyperbate ; car s’il n’y avoitqu’inversion , la virgule n’y seroit néces-saire qu’autant qu’elle pourroit Têtre dansle cas même où la construction seroitdirecte.
De tant d'objets divers le biflarre assem-blage. Racine.
Je ne sentis point devant lui le désor-dre où nous jette ordinairement la pré-Jence des grands hommes. Dialogue deSylla & d’Eucrate. II ne faut point devirgule en ces exemples , parce qu’on n’yen mettreit point si Ton difoit fans inver-sion : Le bijarre assemblage de tant d'ob-jets divers je ne jentis point devant luile désordre où la préjence des grands hom-mes nous jette ordinairement.
La raison de ceci est simple. Le ren-versement d’ordre , amené par l’inversion,ne rompt pas la liaison des idées consécu-tives , & la poncluation íeroit en con-traction avec Tordre actuel de la phrase ,si Ton introduisoit des pauses où la liaisondes idées est continue.
6' J . II faut mettre entre deux virgulestoute proposition incidente purement ex-plicative , & écrire de fuite fans virguletoute proposition incidente déterminati-ve. Une proposition incidente explica-tive est une espece de remarque inter-jective , qui n’a pas , avec T antécédent,une liaison nécessaire , ptiisqu’on peut laretrancher sans altérer le sens de la pro-position principale ; elle ne fait pas avecTantécédent un tout indivisible , c’est
Qqqq