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Tome vingt-sixième.
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especes : l'uns íe charronage , dont lesouvrages font les charrettes > équipages ,& toutes sortes de voitures ; & Pautre lacharpenterie proprement dite , qui estcelle dont nous allons traiter.

Origine de la charpenterie . II paroit assezvraisemblable que Part de charpenterie estle premier & le plus ancien de tons. Lebois , dit Vitruve , ayant servi d’abordaux premieres habitations des hommesaccoutumés alors â vivre comme les bétesdans le fond des forêts, ils n’avoient commeelles q thune nourriture sauvage. II arrivaun jour qu’un feu allumé tout à coup parle frottement violent de plusieurs arbres,causé par la force du vent, les rassembla :tous en un ;même lieu , & donna matière :à une dissertation fur ce nouveau phéno- jmene , dont ils tirèrent par la fuite de rtès-grands avantages : assemblés ainsi ils feparloient par signes, articuloient des mots ídont ils couver,oient de la signification,& peu à peu ils formerent société ; enfinpour être plus à la portée , ils fe firentdes demeures près les unes des autres &à l’abn des injures de temps. Leurs pre-mieres idées furent de faire des toits encroupe , efpece de comble dont nous parle-rons dans la fuite , qui n’étoient que despieux dressés debout , & appuyées l’uncontre Pautre par leurs extrémités supé-rieures pour soutenir des branches d’arbtp,des joncs , de la paille , ou des branchesd’osier entrelacéesgarnies de terre , &cela pour fe garantir des ardeurs du folieípendant le jour , da ferai n pendant lanuit, des rigueurs du froid pendant Phiver,& des pluies & mauvais temps. Ce quise présenta de plus favorable à cet usagefut le bois qui venoit de soi-mërne dansles forêts. Devenant peu à peu industrieux ,ils s’en firent des cabanes , ensuite desmaisons , & enfin des édifices plus impor-tuns , félon les matériaux des pays & larichesses des peuples. Tís font parvenus àéquarrir ie bois au lieu dePemployer brute ;les mortaises ont succédé aux trous, lestenons aux chevilles, enfin Part de char- J

( a') Un bois se déjeue lorsque les surfacestCi .neufvS, & cessent d’être planes,

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1 psntene s’est perfectionne' à un tel P°ls‘que nous verrons par la fuite des cho ts 'd’ceuvre de cet art.

La charpenterie fe divise en qua f1 ^especes différentes, la premiere est la c0, j anoiífance des bois propres à cet art,seconde est la maniéré de les équarrir ,troisième en est l’astemblage , & latrieme est celui de les joindre enssm ^pour en fabriquer toute sortes d’ouvrag '

Des bois en général. De tous ies bois Q ^l’on emploie dans la charpenterie ,■ 1 .est qui ne peuvent fe conserver à l’ a ss 'parce qu’ils fe fendçnt, fe déjettent '& fe tourmentent, soit par les gf 211 ^chaleurs de l'été ou les grands froidsl’hiver, ce qui cause quelquefois des ìT>t acSruptions & des dommages dans les ouvrasqui en font faits ; d’autres qui ne peuVfe conserver dans Peau parce qu’ils fe P°rissent ; d’autres encore qui ne peuventconserver exposes tantôt aux ardeurssoleil & tantôt à l’humidité, raison P°laquelle il est absolument nécessaire acharpentier d’en connoître la natureJa qualité, afin de pouvoir en fake un _choix, & prévenir par-là une infinitéconvéniens. Pour parvenir à cette cnoistànce, il faut examiner la si tua r otl tdes forêts & comment les bois % .venus, fi le terrain est graveleux , f 2 " ^neux & pierreux, exposé aux rayo ,lS lSsoleil : que les arbres soient éloignés fe s tdes autres & à découvert, les bois en fe rdurs, francs, secs, nets, & très-bons P^,,la charpenterie; mais les menuisiers, *teurs , & autres, ne pourront s’en j eà cause de leur dureté ; si au contraisterrain est humide, que les arbres 0 0 ppressés & couverts , les bois en feront ^tendres pour la charpenterie , jz

récompense feront très - propres 9?,menuiserie & la sculpture; auss , ^,srience nous a-t-elle toujours montr® ^les bois exposés au nord & au fe/ aI ^ ^idípréférables à ceux qui font expose* 3 jgeS& au couchant, à cause des vents n ,qui viennent de ces côtes-là.

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, de droites qu’elles etoient, o '