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des vers; parce que, dít-il, au printemps,îa tige de tous les arbres est comme en-ceinte des feuilles & des fruits qu'ils doi-vent produire, en quoi ils emploient toutela vertu de leur substance ; Sc l’humiditédont la disposition du temps les emplitinfailliblement , les rend alors beaucoupplus foibles , semblables â des femmes dontla santé est reconnue imparfaite pendantle temps de leur grossesse : la raison, ajouteencore cet auteur , est que ce qui a étéconçu venant à croître , attire à soi lameilleure partie de la nourriture, ensorteque tandis que le fruit se fortifie en mûris-sant , ce qui l’a produit perd de sa forceà de sa fermeté , ce que les arbres nepeuvent recouvrer qu’en automne par lesuc qu’ils retiennent, lorsque les fruits fontmûrs Sc que les feuilles commencent à feflétrir ; c’est alors que, comme les femmes.qui ont accouché, ils reprennent leur pre-mière force, & le froid de shiver survenantles ressetre Sc les affermit. ,
Des bois propres à lacharpenterie. Le sapinétoit autrefois fort en usage dans la char-penterie à cause de son peu de poids dansles bâtimens ; mais ayant reconnu que cebois étoit très-foible, spongieux, sujet àse pourrir promptement, & fort dange-reux dans les incendies, on l’a abandonné.Le châtaignier étoit austì fort en usage,parce qu’il ne le pourrístoit point & qu’i!étoit ferme & solide j mais étant devenutrès-rare en France, on lui a préféré lechêne qui est fans contredit meilleur, &presque le seul maintenant que l’on em-ploie dans cet art.
On divise communément le bois de char-pente en deux efpeces ; Tune fe nommebois de brin , & l’autre bois de sciage. Lebois de brin , qui est le plus solide , estcelui qui demeurant dans fa grosseur natu-relle , est équarri fur quatre face? , ensupprimant les quatre dosses de l’arbre quipeuvent servir à faire des plate-formes :c’est ainsi que l’on fait les plus grossespieces de bois, appelées poutres , qui onttoujours besoin de solidité pour porter
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les solives, comme nous verrons áansfuite. Ces pieces ont environ deux P 1£?de grosseur fur sept à huit toises de l<? n 'gueur ; d’autres diminuent en proport i0fîde grosseur & de longueur jusqu’à quinZ®à seize pouces de gros & environ vingt'quatre pies de long, qu’on appelle petd (Spoutres ou poutrelles : i! en est encore d’autre®qui n’ont qu’un pié de grosseur , celle s '* afervent dans les combles & dans les P> ast 'chers des grands appartemens. . »
Le bois de sciage , est celui qM, erefendu en plusieurs morceaux à la í cie 'pour en faire des chevrons , poteaux tsolives , limons d’escaliers, &c. ainfides plate-formes, madriers, & autres > 1 emoins solides que le précédent, parce files fibres du bois n’étant pas -ordinalment parallèles entr’eux, il arrive rarem e ^qu’une piece de bois refendue ne soit tIV *versée de quelques fils qui la coupent \ou affamée par quelques nœuds vicieux »c’est avec celles-ci que l’on fait toutles pieces qui n’ont pas besoin d’une grast usolidité. r
Les plus belles pieces & les mieux i ates font les plus droites , d’égale groff eu *fans aubier (a) , flache {b), ni nœuds victeu *& dont les arêtes font vives : lorsqu fifont tortueuses, remplies de flaches > û a ^bier , ou de nœuds vicieux , on les refetpour les courbes. , |
Tous les bois de charpente arrivenParis en pieces de différente sorte.’premiere font les poutres & poutre! ela seconde les poteaux , la troisième ^solives , la quatrième les chevrons >cinquième les limons & quartiers tour 11 **des escaliers. .
Les poutres & poutrelles sont t° u ! j uSen chêne & en bois de brin P 011 , L,i sde solidité ; elles ont de grosseur er ) ponces en quarré , fur environ 2,4 0 jf e sde long , jusqu’à 2. pie's, Sc 7 à 8 c k C r9de longueur ; on s’en sert dans les P,des bâtimens poux soutenir la portesolives. |
Les poteaux sont austì toujours en e
(a) L’aubier est une ceinture blanche autour de tous les bois , qui est la poderniere annee. * *
{b ) Flache est un moins dans les bais*
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