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Tome vingt-sixième.
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les uns ne font pas plus difficiles h faireque les autres ; nous ne parlerons en aucunefaçon de la maniéré de les faire , ce quenous avons dit pour les uns pouvant très-bien servir pour les autres.

Des ouvrages de ckarpenteri Les ouvra-ges de charpentcrie étant d une très-gran-de étendue , nous les diviserons en quatreparties différentes. La premiere aura pourobjet la construction des bâtimens: la se-conde celle des ponts : la troiheme celledes machines : & la quatrième , celle desvaisseaux , navires, bateaux , ùc.

Des ouvrages de chatpenterie pour des bâ-timens. Les ouvrages de charpenterie pourles bâtimens font les pans de bois, lescloisons, les planchers, les escaliers, lescombles & les lucarnes.

Des pans de bois. On appelle pan de boisl’union de toutes les pieces de charpentequi composent la façade d’un bâtiment :ce genre de bâtir occupe à la vérité beau-coup moins de place qu’une maçonnerieen pierre ou en moilons, choies fort avan-tageuses dans les endroits où le terrain estpetit & fort cher ; mais en récompenseil est plus sujet aux incendies, &n’estpas,â beaucoup près, si propre ni si durable:il en est de deux sortes ; les uns appelésd bois apparens, sont ceux dont les boissont à découvert, & fans être enduits deplâtre : les autres appelés a bois recouverts ,sont ceux dont les bois sont lattes {a) &enduits de plâtre par dessus : ceux-ci peu-vent devenir un peu plus propres , & sus-ceptibles de décoration , ayant en dehorsune apparence de maçonnerie , & pou-vant , par conséquent, recevoir des nou-velles plinthes, corniches & autres mem-bres d’architecture & de sculpture : les uns& les autres commencent quelquefois aupremier étage , étant appuyés fur un murde maçonnerie ou fur des pilliers de boisou de pierre, ou fur de la maçonnerie ,& des poteaux, pour en faire des bouti-ques , & quelquefois au rez-de-chaussée ;mais toujours appuyé fur un massif , ser-vant de retraite, & cela pour préserver

P O N

| les bois de !'humidité du terrain , ffi 11 l , n *failliblement le pourriroit en fort peutemps.

Les anciens les distinguoient de ss 0 'maniérés différentes: la premiere?appeloient simple , étoit un compost 'splusieurs pieces de bois posées deboutperpendiculairement assemblées à tenonmortaise pat en haut & par en bas dans d âtres pieces de bois plus fortes qui les trave arsoient ; les extrémités étoient soutenues Pd’autres plus fortes ; & pour empêcher c ile tout nes’inclinât d’un côté ou d’un autr »on en plaçoit d’autres diagonalementopposées entr’elles, que l’on appelleprement guêtre ou décharge , parce qu eservent à décharger les pieces supérieu 1dssne partie de leur poids ; si l’on p r ‘ aquoit des ouvertures , comme pout ^croisées , on supprimoit deux ou ttolS râces pieces de bois, on en plaçoit une aUen travers appelée traverse, & à laqu’on vouloir faire l’appui, ( b ) a:blée à tenon & mortaise dans celleslées poteaux des croisées , soutenues P^d’autres placées perpendiculairement ,

assemblées auíii à tenon & mortaist& bas. . , , e i

La deuxième maniéré , étoit noMtnlosange entrelacé : c’étoit plusieurs P 1 ^^de bois entrelacées diagonalement , 1 emant des losanges (c ), & entaillées^ j ^dans l’autre , moitié par moitié , c f 2 jf-dire, chacune de la moitié de son e P ^seur à tenon Sc à mortaise dans ^ eS $ lt fcssupérieures Sc inférieures , dans celi •extrémités , & dans les poteaux des cfées. _ j e ' e â

La troisième maniéré étoit a PP e e ]etsbrins desougere : c’étoit plusieurs P° -disposés diagonalement , & a:' 1 '

asse^ 3

tenon & mortaise dans íes interva j se-plusieurs poteaux posés perpendic”^ ^ment, dont quelques-uns serval ^de§croisées, ressemblans en quelque so^^le^branches de sougere , dont st s P s ce*représentent les brins ; quoique t Q depotelets fissent chacun presque 0

de

(a) Latter est poser des lattes avec des clous.

( K ) Un appui est uoe piece où l’on s’appuie.

(c) Un losange est une espece de quarré écrasé en rampant*

déeharâ * 1