P O N
fciite par un bout , & par i’autre scelléesle mur , comme nous venons de leVoir en parlant des escaliers à noyau. Laseconde espece appelée en limace ovale , ne0l ffere de la précédente que par le limonra mpant , qui au lieu d’étré circulaire , est°vale par son plan. La troisième especea Ppelée à limon quarré , est celle dont lebinon rampant est quarré par son plan. Laquatrième espece appelée a limon reâangu-taire , est lorsque le limon tournant comme* es autres fur lui-même , forme un rectan-Sl& par son plan.
La troisième maniéré appelée enpêristile,ç si lorsque le limon rampant est soutenuPar chaque bout par une piece de bois quiPionte de fond (a).
La quatrième maniéré appelée à échisre,e ‘ft lorsque les limons qui portent les mar-ches font posés à plomb les uns des autres.
Chacun de ces limons est composé dePlusieurs piecesde bois, dans lesquelles esta stemblé à tenon & mortaise le collet des^arches dont l’autre côté est scellé dans leswiirs ; on les assemble aussi à tenon & mor-taise de différente maniéré. La premieredans des petits montans, par une entaillefaite en eux-mêtnes fur une partie de lacharpente des paliers quartés, ou conti-nues , ou fur des quartiers tournans, oubien encore fur de longues pieces de boisqui montent de fond , c’est-à-dire, depuisle dessus dn patin appuyé fur la maçon-nerie jusqu’au haut du bâtiment. Ces limonsfont ordinairement surmontés d’une rampevu garde-fou en fer, ou d’un autre limona Ppe!é limon d'appui , assemblé à tenon &mortaise par chaque bout dans les mon-tatis , ou par un bout dans les montans, &Par l’autre dans le limon supérieur dont^intervalle est divisé de balustres ( b ) ram-Pans ou horizontaux , méplats, circulairesOU quarrés par leur plan.
if arrive fort souvent, & cela est beau-coup mieux, que l’on fait !a premiere mar-che de tous ces escaliers en pierre , dontf extrémité arrondie ou quarrée, supporte
P ON 69$
le nié du noyau ou limon , & cela pourpréserver l’un & l’autre des humidités dela terre ; c’est aussi pour cette raison , quel’on surmonte les patins d’une maçonneriede quinze à dix-huit pouces de hauteur.
Des combles. Nous avons vu au commen-cement de cet article , que l’origine descombles est venue de la nécessité que lesanciens avoient de le mettre à l’abri desmauvais temps ; nous allons voir maintenantque la hauteur qu’on leur donne, vient deîatempérature plus ou moins grande des diffé-rons climats.
Autrefois on donnoitaux combles autantde hauteur que de base; on a fait ensuite destriangles équilatéraux; enfin,on est parvenuau point de leur donner de hauteur !a moitiéde leur base ; celle qu’on leur donne ordi-nairement en France est environ depuis unjufqu’aux deux tiers de la base , mais elledifféré encore selon les matériaux donton se sert pour les couvrir. Cette hauteur,dit Vitruve , doit augmenter à proportionque l’on approche des régions septen-trionales , où les pluies & les neiges fontabondantes, & par la même raison dimi-nuer à mesure qu’on s’en éloigne ; aussifont-ils très-élevés vers le nord, fort basen Italie , ençore plus au levant, n’y .ayantpresque que des terrasses. II en est de cinqeípeces différentes ; la premiere , font lescombles à deux égouts ; la deuxième, lescombles brisés , dits à la mansarde ; latroisième , ceux en tour ; !a quatrième ,ceux à Timpériale ; & la cinquième , ceuxen dôme ou calottes.
Des combles k deux égouts. Les comblesà deux égouts font en France les plus sim-ples de tous, & ceux qui coûtent le moins;il en est de circulaires, ovales, quarrés ,rectangulaires & à pans coupes par leursplans ; on les divise en deux eípeces : l’uneappelée a deux égouts , est lorsque les che-vrons étant inclinés des deux côtés, Peaupeut s’écouler de part & d’autres, l’autreappelée a un Jeul égout ou en appenti , &qui tient de la premiere , est lorsque les.
, (a) Une piece de bois , cloison ou autre , monte de fond lorsque commençant au rez*Qe -chauísée , elle va jusqu’au sommet du bâtiment» ’
(6 ) Balustres sont des eípeces de vase*.
Tttt %■
-V