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? lre > la situation des lieux & la raretéj ^ matériaux , qui détermine la façon dek‘ s faire. La troisième se fait avec plusieursa sosux que l'on approche les uns des au-es > & que l’on couvre de poutres, soli-madriers , & autres pieces de bois.Nous diviserons cette science en quatreWrties principales ; la premiers dans la^nstruction des cintres de charpente capa-jss s . ioutenir de grands fardeaux poure Qification de toutes sortes de voûtes &rc ades, & sur-tout pour celle des pontsj? Pierre ; la seconde dans celle des pontsp Cs de bois ; la troisième dans celle des. ''dations de piles palées , bâtardeaux ,"hafaudages , & toutes les charpentes quijj lo ot nécessaires; la quatrième dans cellees Ponts dits de bateaux.
Des ceintres de charpente. Personne n’i-wore que les voûtes & arcades petites ouStances f ne pouvant se soutenir d’elles-e mes qu’elles ne soient faites, ont besoin^ r leur construction de ceintres de char-j n so plus ou moins compliqués, selon^ grandeur ; on peut les faire de disse-c 6 | 1 . te maniéré : celui que fit Antonio San-^ .° fous les ordres de Michel Ange , lorsconstruction du dôme de S. Pierre deç ?. n l e , d’une admirable invention pour lac 'aité , passe pour un des plus beaux mor-de ce genre.
^ " ponts de bois. Quoique les ponts de
ne soient pas d’une auíîl parfaite íoli-c e que ceux de pierre , ils ne lai lient pas^stdant que d’avoir leur avantage par-fo U 1Cr ' premièrement en ce qu’ils nee " Pas longs à construire, deuxièmementPa CG coûtent peu, sur-tout dans les
e n^r! k°ís est commun ; on les divisede / eux cfpeces, fune qu on appelle pontbat °' S Proprement dit, &c Vautre pont deç Q eau >' les premiers fondés pour la plupart{da '° e ceux ^0 pierre, fur des pilotispi^es dans le fond des rivières, font dedo/ leUr& ofoeces; la premierb appelée ponttìla ' lt . font ceux qui étant construits,
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«Un Uve . nt changer de situation en au-
a Po!|i nian ' ere , raison pour laquelle on lesiiorn ians ; la deuxieme appelée pont-Vi |, e ’‘°nt ceux qui placés à Ventrée d’unep Sstcrte, château, fort, ou autree fortifiée, se leyent pendant la nuit,
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ou à l’approche de l’ennemi ; la troìsiem&appelée pont à coulijse, sont ceux qui pla-cés aux mêmes endroits que les précédens,ôt employés aux mêmes usages, se glissenten roulant sur des poulies ; la quatrièmeappelée pont tour nant ,sont ceux qui tour-nent fur un pivot en une ou deux parties;la cinquième & derniere, appelée pontJ’ufpendu , íont ceux que l’on suspend entredeux montagnes où il est souvent impossi-ble d’en pratiquer d’une autre maniérépour communiquer de l’une à Vautre.
Des ponts dormans. Les ponts dormans fefont d’une infinité de maniérés, grandsou petits, à une ou plusieurs arches , se-lon la largeur des rivières ou courans cléseaux, forts ou foibles , selon la rapiditéplus ou moins grande de leur cours, & lescharrois qui doivent passer dessus.
On voit vtnpont de cette derniere especeexécuté en Italie , parl’architecte Palladio,de 16 à 17 toises d’ouvcrture d’arches ;appuyé de part & d’autre fur des piles depierre, ayant six travées éloignées l’unede Vautre, d’environ ióà 17 piés, com-posée chacune de deux sommiers inférieurs,d’environ 12 pouces de grosseur ; un supé-rieur & deux autres contrebutans, assem-blés par un bout dans le sommier inférieur,& moisis par Vautre ; les sommiers supé-rieurs font soutenus de poinçons, contre-butés à leur sommet de contrefiches.
On voit un pont à Lyon fur la rivierede Saône , ayant trois arches ; celle dumilieu de 15 toises d’ouverture, & lesdeux autres de 12 , avec piusieuis travées,dont V extrémité de celles des petites estposée fur une pile de maçonnerie , & Vau-tre fur une poutre appuyée fur une file de.pieux , faisan r pairie d’une íeconde palée ;ces travées sont composées de sommiersinférieurs , sommiers supérieurs , som-miers contrebutans, moises, contrefiches,& croix de saint André ; les palées íonccomposées chacune de plusieurs files depieux , recouvertes de plate-formes ou ma-driers pour les conserver, surmonté ssuusommier , & de contrefiches j parmi cescfpeces de ponts , on doit distinguer celuiqui a été exécuté à Lyon fur le Rhône, parM. Mv.rand, & qui joint l’élégance à lasolidité.