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Tome vingt-sixième.
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hsteaux, dans deux goujons destinés à cetu íage.

On fait ensuite porter huit madriers de'apin , qu’on appuie d'un bout fur les tre-tea ux , & de l’autre fur les rouleaux duPremier bateau ; ils servent d’échafauds auxPontonniers , qui apportent en mêmepmps les cinq ou six pieces qui formentîa premiere travée , Sc qui fervent d’é-«hafaud aux porteurs des trente - un ma-driers qui couvrent cette travée & font la«haussée.

Pendant que les trente-un madriers for-mant la chaussée fe posent, on fait glisseras madriers de sapin des rouleaux du pre-Uiier bateau fur ceux du second bateau ; onPose les pieces de la seconde travée , on les«ouvre de madriers Sc la seconde travée estc °níl:uite.

Les madriers de sapin étant glissés des rou-,ea ux du second bateau fur les rouleaux dutroisième bateau, alors les pieces, qui for- :dient la troisième travée, fe posent ; elles ;hint suivies des madriers qui les couvrent ; '^ la troisième travée est construite, & ainsi j«o fuite d’un bateau à un autre.

Cependant on place les pilastres, on plante* a balustrade, on met les boulons dans lestrous, on ajuste les attaches , on accrochebarres de fer ; & l’on satisfait au mêmedétail de la construction , qui ne demandePresque aucune force, peu d’intelligence, &^ emploie point un temps particulier à celuide la construction dupent, tout fe construi-la nt en même temps.

De l’assemblage de ces différentes pieces,dont le méchanisine est simple, & qui font? n aíîez petit nombre pour une travée ;'avoir de

î ou 6 pieces de bois. a bouts de chaînes.3 1 madriers. 4 attaches.

61 boulons. r pilastres.

1 barres de fer. i balustrades.

r ésu]te le pont , ce qui est évident.

Or , je soutiens que ce pont fe construitPromptement & facilement , reçoit dixhommes de front, peut porter les far-deaux les plus pefans qui suivent unear mée , & ne fera rompu ni par faction de£ es fardeaux, ni par les mouvemens de‘eaui

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C’est ce que je vais maintenant démon-trer.

Démonjìration. Je diviserai cette démons-tration en trois parties.

Je ferai voir dans la premiere , quece pont est capable de supporter les far-deaux les plus pefans qui suivent unearmée.

Dans la seconde, que les mouvemens del’eau les plus violons & les plus irréguliersne le rompent point.

Et dans la troisième, que fa constructionest prompte & facile, & qu’iì peut recevoirdix hommes de front.

Premiere partie. Le pont proposéest capablede supporter les fardeaux les plus pefans quisuivent une armée.

Premièrement la chaussée est capable derésister aux fardeaux les plus pefans ; carcette chaussée est composée de madriers de16 pies de long fur 6 pouces de large & 4d’épais.

Ces madriers portent alternativementfur cinq & six pieces de bois qui forment latravée.

Ces pieces de bois font de 19 piés delong fur 8 pouces d’équarrissage, & laissententr’elles 2. piés d’intervalle.

Les madriers qui composent la chausséefont donc partagés par ces grosses pieces enparties de 2 piés de long.

Or, si l’on consulte les tables que M. deBuffon a données en 1741 fur la résis-tance des bois, & que l’academie a inséréesdans le recueil de fes mémoires, on verraque 30000 pesant ne suffiroit pas pourfaire rompre des morceaux de chêne de 2piés de long fur 6 pouces de large & 4

pouces d’épais. n m

Les expériences de .M. de Bufron. ontété faites avec tant de soin & de précisionque j’aurois pu y ajouter toute la foi qu’ellesméritent , & m’en tenir à ces résultats ;mais j’ai, pour ma propre satisfaction , faitplacer un de ces madriers fur s pieces debois placées à la distance qu’elles occupentdans la travée qu’elles forment , & 11milliers n’ont pas suffi pour produire lamoindre inflexion , soit dans le madrier ,soir dans les pieces qui le soutenoient ;quoique j’aie observé de laisser renosçÈYyyy i