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Tome vingt-sixième.
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heureusement que ceux qui m’ont précédé,la solution de ce problème d’architecturemilitaire. Tel est Pobjet du mémoire sui-vant, que je diviserai en quatre parties.

Dans la premiere , qui fera fort courte,í’exposerai les propriétés du pont ou de lamachine qu’on demande, & que je croisavoir trouvée.

Dans la seconde, je donnerai dans toutle détail possible , la construction de cettemachine.

Dans la troisième , je ferai voir qu’ellea toutes les propriétés requises.

Dans la quatrième, je déduirai quelquesobservations importantes & relatives auíùjet.

Problème d'architeSure militaire. Trouverun pont portatif qui puisse le construireavec promptitude & facilité , recevoirdix hommes de front, & supporter lesfardeaux les plus lourds qui suivent unearmée.

M. Guillotée pour trouver la solutionde ce problème , donne la coupe détailléedes bateaux &: la description des voituresqui doivent les transporter.

Cela fait, dìt-il, j'ai sur le bord de larivière tout ce qui doit servir à la cons-truction du pont que j’exécute de la maniérésuivante.

Je commence par m’assurer de la largeurde la riviere.

Pour cet esset, j’ai un cordon divisé de 18piésen 18 piés , distance fixe que je laissetoujours entre mes bateaux.

Je donne l’extrémité de ce cordon à unhomme qui passe dans une petite barque àl’aucre bord.

Je lui enjoins de s’arréter dans un endroit©ù la riviere ait au moins 3 pies & demid’eau, & j’en fais autan t de mon côté ; obser-vant de me mettre avcc mon second dansune direction perpendiculaire au cours de lariviere.

II arrive de ces deux choses Pune ,ou que la distance qui nous sépare con-tient 18 piés un nombre de fois juste &fans aucun reste , ou qu’elle contient 18piés un certain nombre de fois avec unreste.

Si cette distance contient 18 piés unnombre de fois juste & fans relie, je

P O N

laisse ma fonde à 3 piés & demi de ïiausoù je l’ai posée ; je regarde ce poin ccomme le milieu de mon premier bateau,& je fais planter à 18 piés de là vêtsmon bord trois tréteaux selon le cours ànla riviere.

Mais si la distance qui est entre m ostsecond & moi n'est pas d’un certain nombrede fois juste de 18 piés, je partage Pexcès eùdeux parties égales, & je m’avance dans ; 3' riviere d’une de ces parties, ou de la mort 1 *del’excès; je regarde le nouveau point ortje me trouve comme le milieu de mon pf®'mier bateau, & je fais planter à 18 piés de lavers mon bord trois tréteaux selon le cour*de la riviere.

La distance qu’on laissera entre chaqustreteau doit être de 7 piés. t

Pendant cette opération on a monte l®fmoutons , enfoncé un ou plusieurs pieu* 3différentes distances , selon que la riviet®est plus ou moins large , & jeté les bateau*à Peau.

Ils ont tous au mât de leur poupe unecorde qui va se rendre à un cable qui p a j""d’un des pieux : c’eíl à Paide de cette core*& d’une manœuvre semblable à celle ss 1 *s’exécute dans nos coches d’eau , c i u * * -se mettent & se tiennent à la distance»dans la direction & le parallélisme conve-nables.

Ils viennent se mettre en ligne vis-à- vlSles uns des autres & de mes tréteaux..

Alors je travaille à placer au nive/ 1 ^de Peau & fur une parallèle au prerrrt e £bateau , une piece arrondie par fa suri 3 ®supérieure , & garnie de 11 goujons ,je fais construire Pavant-po/zt composs ^six pieces.

J’entends par une travée cinq ou six k»®®alternativement , de méme longueur ^grosseur, parallèles entr’elles , & occup 311une intervalle de 18 piés. . ^

Tandis que Pavant -pont se const rult ^se couvre des madriers , qui formes ^commencement de la chaustée, on ars , et jj irla distance de 18 piés d’une piece porte® .les tréteaux , le premier bateau en P !a ’ce qui se fait à Paide de deux chevro^de sapin percés d’un trou à chacun Cleurs extrémités, & fixés à la partieélevée de la poupe & de la proue d®