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Tome vingt-sixième.
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& les François rappellent Ponce. Elle appar-tient à I’etat ecclésiastique , & elle a appar-tenu autrefois aux ducs deParme.Cette iíleest petite ; mais comme le terrain est bon ,& que Pair est assez sain, on ne laisse pasde la cultiver. II y a une grosse tour où lesliabitans se retirent quand il y a quelquechose à craindre de la part des corsaires deBarbarie qui rodent souvent sur ces côtes.

2°. Pontia, ou Pontìce, est une autreifle fur la côte d’Italie, dans la mer deToscane ; vis à vis de Veîia, & dans levoisinage de Piste Ifcia. C’étoit, à ce quenous apprend Strabon, liv. VI, & Pline,liv. III, ch. viij. l’une désistés Aìnotrides.

3 0 . Pontia est encore le nom d’une isteque Ptolomée, liv. IV, ch. iìj. place fur lacôte d’Afrique , près celle de Mysinus.

4°. Pontia étoit une ville d’Italie chezles Volfques ,prèsdeTerracine,&qui étoitune colonie romaine, selon Tite-Live,liv. IX, ch. xxviij.

Pontia ( Mythol .) Vénus avoir un tem-ple dans le territoire de Corinthe, fous lenom de Vénus Pontia , c'est-à-dire , Vénusqui présidoit à la mer, appelée chez lesGrecs & les Latins pontus. La statue de ladéesse étoit remarquable par fa grandeur& par fa beauté.

PONT 1 CA GEMMA , ( HiJî. nat.) nomdonné par les anciens à une agate blancheremplie de taches rouges & noires , placéesfans ordre.

PONTICI, ( Géogr. atic. ) PomponiusMêla , liv. 1 , ch.ij. donne ce nom à diverspeuples qui habitoient aux environs duPont-Euxin, les uns à un bout, les autresà l’autre , & que l’on comprenoit tousfous le nom général de Pontici ( D . J.)

PONTIERE,í. f. {Gramm.) ouverturede Pintestin par lequel la poule, ou lesoiseaux en général, rendent leurs œufs.

PONTIFE ,, GRAND PONTIFE, ouGRAND PRÊTRE, pontifex , ( Théolog.)chez les Juifs c'étoit le chef de la religion& des sacrisicateurs de l’ancienne loi.Aaron, frété de Moïse, fut le premierrevêtu de cette dignité, qui fut rempliepar ses defcendans, & ensuite par d’au-tres juifs, pendant 1578 ans, jusqu’á laprise de Jérusalem par Pempereur Tite.

Le grand pontife, étoit non seulement le

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: ehef de la religion & le juge ordinaire desdifficultés qui la concernoit, mais encorede tout ce qui regardent la justice & 1 3Sjùgemens de la nation juive, comme ilparoît par le chap. xiïìj. du Deuteronome,& par plusieurs passages-de Philon & deJosephe. Lui seul avoir le privilège d’en-trer dans le sanctuaire une fois l’année,qui étoit le jour de P expiation solennelle.Voye^ Expiation.

Dieu avoir attaché à la personne dugrand-prétre l’oracle de la vérité ; ensorteque quand il étoit revêtu des ornemens defa dignité & de l'urim & thummin , »répondoit aux demandes qu’on lui faisoit »& Dieu lui découvroit les choses cachées& futures. Il lui étoit défendu de porterle deuil de ses proches, pas même de soupere & de fa mere, d'entrer dans un lieuoù il y auroit eu un cadavre, de peur d’estêtre fouillé. II ne pouvoir épouser ni un 3veuve, ni une femme répudiée, ni un 3courtifanne, mais seulement une siH?vierge de sa race, & devoir garder la con-tinence pendant tout le temps de son ser-vice. V. Urim& Thummin. Exod.xxviij*

JO,Reg. xxviij, c). Ltvit.xxj , 20. Ibid.v. IfL'habit du grand pontife étoit beaucoupplus magnifique que celui des simples prê-tres. II avoir un caleçon & une tunique d 3lin , d’une tissure particulière. Sur la tuni-que il portoit une longue robe couleur d 3bleu celeste , ou d’hyacinthe, en bas d®laquelle étoit une bordure composée d esonnettes d’or & de pommes de grenade »faites de laine de différentes couleurs, &rangées de distance en distance les un 35auprès des autres. Cette robe étoit serr 3 ^par une large ceinture en broderie. C' 3 îce que l’écriture appelle éphod. II cons 1 ;"toit en deux rubans d’une maniéré P rÊ "cieuse, qui prenant sur le col & dese e ssdant de dessus les épaules , venoient ^croiser sur l’estomac, puis retournantderrière , servoient à ceindre la robe d 3nous venons de parler. L’éphod avoir 1les épaules deux grosses pierres préciem 3 . ’fur chacune desquelles étoient gravesnoms des tribus d’Israël ; & par de vasur la poitrine, à l'endroit où les ruse croisaient, se voyoit le pectoral^ ou ^donnai, qui étoit une piece quartes