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Tome vingt-sixième.
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tissu très-précieux & très-solide , large dedix pouces, dans lequel étoient enchasteesdouze pierres précieuses, fur chacune def-•quelles étoit gravé le nom d’une des tribusd’Israël. Quelques-uns croient que le ra-tionnai étoit double comme une poche ouUne gibecière , dans laquelle étoient ren-fermés Furim & le thummin. La tiare dugrand pontife étoit auííì plus ornée & plusPrécieuse que celle des simples prêtres.Ce qui la distinguoit principalement, c’é-toit une lame d’or qu’il portoit fur le de-vant de son bonnet, sur laquelle étoientécrits ou gravés ces mots, la sainteté eji auSeigneur. Cette lame étoit liée par derrierela tête avec deux rubans qui tenoient à sesdeux bouts. Voye £ ClDARIS.

La consécration d’Aaron & de ses filsse fit dans le désert par Moïse avec beau-coup de solennités qui font décrites dansl’exode , c.xl. z2. & dans le lévitique, viìj.z. z. 3. S/c. On doute fi à chaque nouveaugrand-prêtre , on réitérait toutes ces céré-monies. II est très-probable qu’on se con-tentent de revêtir le nouveau grand-prêtredes habits de son prédécesseur ; quelques-Uns pensent qu’on y ajourait Fonction de1 huile sainte. Voyef ONCTION.

PONTIFE , souverain {fi,-ft. rom.)pontìsexKaxìmus, nom distinctif du chefdu collegedes pontifes à Rome dans le temps du pa-ganisme. On ne choisit dans les premierstemps que des patriciens pour remplir cettedignité, créé par Numa, mais environJan j 00 , on prit parmi les ^ plébéiens ,-siberius Coruncanus ; il avoitété censeur,dictateur &' consul avec P. Valerius La>-mnus. L’an 475 i! fut élu souverain pontife ,relon l’usage dans les comices par tribus.

Les fonctions du souverain pontife coníis-toient, i®. à régler le culte public, &ordonner les cérémonies sacrées ; 2°. ré-former le calendrier, & déterminer lesJours consacrés au repos en Fhonneur deQuelque divinité , & ceux où il étoit per-mis. de rendre la jufiice & vaquer auxaffaires civiles : 3°. juger de l’autorité desuvres qui contenoient des oracles, desPrédictions , & décider des circonstancesil étoit nécessaire de consulter ceuxWil avoir jugés véritablement prophéti-' ^es : 4°. juger les prêtres & les prêtresses; j

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5°. dispenser des réglés prescrites par lareligion : éo.connoître les différends en ma-tière de religion , & châtier les fautescontre les divinités adorées dans Fempire :7 • recevoir les vestales S<\ faire la dédi-cace des temples : 90. offrir des sacrifices :io°. aíhster aux jeux établis en Fhonneurdes divinités ^

Les grands-prêtres des Romains étoientobligés d habiter une maison q u i apparte-nois à la république. On donnoit â cettemaison le titre de maison royale , regia ,parce que le roi des sacrifices, rex sacro-rum , y avoit auííì son logement. Ils avoiencla liberté de. subroger un des autres pon-tifes en leur place, lorsque des raisonsimportantes les empêchoient de vaqueraux fonctions de leur ministère. Ils étoientdans Fui âge de n’approcher d’aucun cada-vre , lorfqu’ils dévoient sacrifier, & il seregardoient comme souillés lorsqu’ils envoyoient, ou en approchoient quelques-uns, quoiqu’il n’y eût cependant aucuneloi qui leur en fît la défense.

La robe des souverains pontifes différaitde celle des autres pontifes, mais il seroitdifficile de dire en quoi consistoit cettedifférence.

La liaison étroite qu’il y a toujours eudans les états entre la religion & le gou-vernement politique, fit penser aux empe-reurs romains que pour être maîtres absolusdans Fempire , il étoit nécessaire qu’ilsfussent revetus d une dignité de laquelledépendoit tout ce qui appartenoit au cuiredes dieux. Ils jugèrent donc à propos des’arroger le souverain pontificat, & dejoindre pour jamais le titre de pontife fouve~rain à celui d’empereur. La différence quife trouva entre le souverain pontife des tempsprécédens , & Fempereur jouissant de cettedignité, c’est que du temps de la républi-que , Fautorité du souverain pontife sembleavoir été bornée à la ville de Rome & à sabanlieue mais Fautorité que les empe-reurs avoient relativement à cette dignité,ne paraît avoir eu d’autres bornes quecelles de Fempire. Lorsqu’il arrivoit dansles provinces quelque fait qui intéresse!t?la religion , les gouverneurs avoient soit»d’en informer Fempereur, & de lui de-mander ses ordres; & le prince les don-