p ° N
avec la grandeur de la canne ; i! doit êtrefort & bien battu ; on le passe dans !acanne, de façon que fa partie la plus largesoit du côté des lames pour les mieux serrer& contenir.
La maniéré dont on emploie cette canneà ressort est des plus simples. Quand l’ou-vrier a soufflé un vase , un autre ouvrierprésente la canne à ressort, dom il a écartéles lames ; il embrasse le vase en serrant leslames à la faveur de l’anneau. Quand levase est bien assujetti, le premier ouvrierprend la canne à ressort, coupe ou séparecelle qui lui a servi à souffler , & rien nel’empêche de former l'ouverttire du vafe &de la finir à la maniéré ordinaire. Après cedétail, on ne doit pas être surpris de voirdes vases de verre quarrés, & fur leursfonds des cercles tracés en relief. Je doistoutes ces remarques à M. de Caylus , quiles a insérées dans ses antiq. egipt. ètrusq.6* rom. tom. I. (D. J.)
PONZA, l’ile, (Géogr. mod.) lesFrançois disent Ponce, île de la mer Médi-terranée , fur la côte d’Italie, à l’entrée dugolfe de Gaëte. Elle est située environ 25milles au sud-sud-ouest du mont Cercello ;elle appartient au duché de Parme, & aenviron 12 à 15 milles de tour. Long. j} 0 ,40 ; Lat. 40 , 58 .
POOL, ( Géogr. mod.) petite ville d’An-gleterre dans le Dorfetshire, à 23 lieuesau sud-ouest de Londres ; elle envoie deuxdéputés au parlement. II y a un fort beauport presque environné d’un bras de mer.La marée y monte & descend quatre foisen vingt-quatre heures. Long. i 5 , 47;iat ' 5 o , 46.
POP
POPA ou POPE, si m. (Hift. anc.antiq. rom,) ministre qui égorgeoitles victi-mes dans les sacrifices après qu'elles étoientassommées. L’office de ces ministres con-fistoit encore à fournir les victimes néces-saires. Ils portoient une espece de couronnesur la tête, mais ils étoient à demi-nus,ayant tes épaules, les bras & le haut ducorps découvert jufqu’au nombril, l e restedu corps étoit couvert jusques à demi-jam-be d’un tablier de toile ou de peau desvictimes ; c’est ainsi du moins qu’ils étoient
POP Sf 3
dépeints dans la colonne trajane. II y acependant d’autres figures anciennes, quiles représentent avec une aube pendantedepuis les aisselles, & retroussée pour logerleur coutelas.
Le tablier qui les couvroit jusqu’à mi-jambe , s appelloit limus , parce qu’il yavoit au bas une bande de pourpre qui étoitcousue en serpentant; c’est ce que nousapprenons de Servius. Limus , dit-il, veftiseft quâ ab umbilico ufqut ad pedes tegunturpudibunda poparum : li<ZC autern veftis inextremo fui , purpuram Umam.id eft jlexuo-sam habet : taide & nomen accepit , nainlimum obliquum dicìmus. (D. J ft
POPAYAN, le, (Géogr. mod ft pro-vince de l’Amérique méridionale au nou-veau royaume de Grenade, entre l’audiencede Panama, celle de Quito & la mer dusud. Balalcaçar, Espagnol, la découvrit en1536. II y a de riches mines d’or, & depierres précieuses; on en tire aussi du bau-me, du sang de dragon , de l’agate & dujaspe. Les sauvages qui habitent cette pro-vince font grands ennemis des Espagnols,& presque toujours en guerre avec eux.
POPAYAN , (Géogr. mod.) ville del’A-mérique méridionale au royaume de lanouvelle Grenade, capitale de la provincede même nom, à une lieue de la riviere deCauca. C’est le siégé d’un évêque suffra-gant de Santa Fé, & la résidence d’ungouverneur ; on y compte environ vingtmille âmes, parmi lesquelles se trouventplusieurs familles issues de grandes maisonsd’Espagne. L abondance des mines d’or desenvirons y attire beaucoup de monde, &cà mesure que les autres établissemens s’af-foibliíïent, Popayan se peuple ae plus enplus., malgré les tretnblemens de terre quiy font fréquens. Une grande partie de laville fut renversée le 2 février 1735. Long.004 , 30 ; lat. 2 , 28.
POPERINGUE, (Géogr. mod.) bourgde France en Frandre , dans la châtelle-nie de Cassel, & à 2 lieues d’Ypres. Pope-ringue est un lieu ancien , qui s’appelloitautrefois en latin du moyen âge Pupur~nengahemum ; c’est maintenant un grosbourg tout ouvert, qui vaut mieux que biendes villes,puifqu’on y compte environ deux, mille habitans, La moitié de son territoireGgggg 1