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oblongues. Tournefort , Infi. rei herb.f^oyei Plainte.
Ce genre de plante est nommé commu-nément souci d'eau ou de marais ; en an-gìois de même, marsh-marygold. Tour-nefort en compte trois eípeces, qui nefont différentes que par des fleurs simplesou doubles, plus grandes ou plus petites.
Le populago à. glandes fleurs , floremajore , I, R, H, 273 , est une plantedont les feuilles ressemblent à celles de lapetite chélidoine ; mais elles font trois ouquatre fois plus grandes, de plus longuedurée, & larges, arrondies, lisses, légè-rement crénelées en leurs bords. II s’éleved’entre elles des tiges rameuses, portantdes fleurs à plusieurs pétales , disposésen roses, de couleur jaune-dorée. Quandces fleurs font tombees , il leur succédédes fruits composés chacun comme de! plusieurs gaines recourbées en bas, &c en-taillées en maniéré de têtes; chaque gainecontient plusieurs semences oblongues.Cette plante croît dans les marais , &Paroît avoir une qualité caustique , quifait que les bestiaux n’en mangent point,quand même ils se trouvent privés d’au-îres pâturages. (D. J.)
POPULAIRE, ÉTAT {Gouvernement j)l'itat populaire est celui où le peuple encorps a la souveraine puisiance ; on l’ap-Pctle autrement Démocratie. V~oyei DÉ-MOCRATIE.
Deux mots suffiront ici. Dans un étatpopulaire , le particulier régné par la puis-sance de la loi, & par la liberté des suffra-ges ; s’il lotisse qu’on lui en'eve ce doublegage de son pouvoir, il anéantit lui-mêmeU souveraineté ; sa conservation dépendP mcipaLment de l’exacte observation desloix. La vertu , c’est-à-dire , l’amour desloix tk de la patrie , est le principe de cegouvernement. Lorsque cette vertu cesse,l’état est déja perdu; l’ambition entre dansles coeurs qui peuvent la recevoir, & l’ a -varice entre dans tous. Si les Romains,disoit Pondus, général des Samnitès, pou-Voient jamais íe laisser entamer par l’ava-rice, & par la corruption; c’est alors queje demanderois à naître : je domteroisbien vîte cette nation, actuellement invin-cible. Cicéron ajoute fur ce beau mot ;
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puisque Pondus auroit su si bien donneries Romains corrompus , j’aime mieux qu'ilait vécu du temps de nos peres que dunôtre. (D. J.J
Populaire, ÇHifi. Morale, P&litïq.)On nomme populaires, ceux qui chçrchentà s’attirer la bienveillances peuple. Danstous les états libres, on s est toujours défiédes hommes trop populaires; nous voyonsque dans le temps de la république romaine,plusieurs citoyens illustres ont été punispour s’être rendus trop agréables au peu-ple. Ce traitement paroîtra fans doute in-juste , òu trop rigoureux ; mais si l’on y faitattention, on sentira que dans un état ré-publicain, toute distinction doit taire om-brage; qu’il est dangereux de montrer aupeuple un chef à qui il puisse s’adresser dansses mécontememens , enfin, que cornmele peuple n’est pas aimable, il faut suppo-ser des vues sécrétés à ceux qui le caressent.César n'asservit fa patrie, qu’après avoirépuisé ion patrimoine en largesses , & enspectacles donnés aux Romains. Les tyransles plus odieux qui ont opprimé Pvome,ne manquoient pas de fe rendre populai-res , par les amulemens qu’ils procuroienta un peuple qui leur pardonnoit tous leursexcès, pourvu qu’il eût du pain & desspectacles , panem & circenses.
Populaires, qui concernent le peu-ple, Voyer^ Commun. La noblesse ro-maine étoit divisée en deux factions, lesgrands, optimales, qui étoient étroitementattachés au ministère, au sénat, & par op-position au peuple ; St les populaires, quifavorifoient les droits & les prétentionsdu peuple. Voyei OptiMATES.
Populaire, erreur populaire. Voye%_Erreur.
Populaire; ou Endémique , hJ'í-[iio;, maladies populaires; ce font celles quideviennent communes, & qui courentpar tout; on les appelle auífi endémiques,ou maladies èpidémiaues. Voye\ Epide-mique & Endémique.
Hippocrate a écrit expressément de morhispopularibus-, ces maladies font fur-tout or-dinaires dansl’été, dans le temps des équi-noxes , à cause de la quantité des fruits Scde la variété des influences de l’air.
Telles font dans l’été les sievres malignes