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Tome vingt-sixième.
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que fur une partie du genre humain, sou-vent sur la plus petite.

2°. Si l’on considéré la médiocrité dunombre des hommes qui peuvent périrdans ces cas particuliers , &c qu’on lescompare à la prodigieuse quantité qu’ildevroit y en avoir, suivant les calcula-teurs dont nous avons parlé, on conviendraque ces pertes ont dû être insensibles, &dans le rapport du fini à l’infini.

Ce u’est donc point dans ces causes quel’on trouvera celle de la différence quiexiste entre la population réelle Sc celle quirésulteroit de ces supputations. C’est plu-tôt dans les fausses opinions fur lesquelleselles font fondées - , c’est dans la vérité desloix invariables de la nature , qui fansdoute a déterminé le nombre des êtres detous les temps.

Abandonnons tous les calculs ; les sup-positions fur lesquelles ils peuvent êtreétablis font trop imaginaires. II est tropdifficile de fixer la maniéré & le tempsoù le genre humain a commencé. En par-lant philosophiquement , &í abstractionfaite pour ce moment, de tout dogmereipectable &c révélé : Uorigine, de la na-ture eflplus éloignée qu’on ne cro'u. Pour-quoi auroit-elle été une éternité fans exis-ter ? Et puis qu'eft-ce que c est qu'uneéternité fans durée ! Et qu'efi-ce que ladurée fans existence ?

Voyons néanmoins s’il est possible quela terre ait été plus abondamment peupléedans les siécles reculés, qu’elle ne Test denos jours, & fur quels principes on a pule penser.

« La grandeur des monumens anciens,dit M. “Wallace , nous offre une sceneplus vaste & plus magnifique, des arméesplus nombreuses; ce qui suppose une plusgrande foule de monde que ne nous ros-irent les siécles modernes. »

Le récit des historiens de l’antiquité jus-tifie l’opinion de cet auteur, & celle desfavans qui ont pensé comme lui.

Par rémunération que fait Homere ,liv. II de l’Iliade, des vaisseaux employéspar les Grecs pour le transport des trou-pes destinées au siégé de la ville de Troie,& du nombre d’hommes que portoitchacun de ces vaisseaux , il paroît que

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leur armée étoit de x 0081 o hommes ;Thucidide observe dans le liv. I de sonhistoire , que les Grecs auroient pu met-tre fur pié une armée plus nombreuse ,s’ils n’avoient pas craint de manquer dsvivres dans un pays étranger.

Suivant ce qu’Athenée rapporte du nom-bre des habitans d’Athenes & de l’Atti-que , la Grece , composée seulement del’Epire, de la Thessalie , de l’Achaïe &du Péloponèse , devoit contenir quatorzemillions d’habitans , en les évaluant pro-portionnellement au nombre de ceux qu*se trouvoient à Athènes & dans l’Attique.

Si on en croit Hérodote , l’Egypte dtftemps d’Amasis, un peu avant la fonda-tion de l’empire des Perses par Cyrus ,étoit très-peuplée ; elle contenois 20 000villes toutes habitées. On y tenoit quel-quefois à la solde 410000 soldats , tousnés épyptiens. Le nombre des citoyensdevoit être dans cette proportion de plusde 30 millions. II est vrai que ThebeS& Memphis étoient des villes considéra-bles. La premiere est connue pour unedes plus grandes que le monde ait vues »on en peut croire Tacite , qui en parlede cette maniéré ; mais le reste des 20000villes de l’Egypte étoit tout au plus <j. egrands villages , dont il ne faut point f efaire une idée fur celle qu’on a de la villede Thebes.

Dtodore de Sicile remarque austi q l,e

cette partie de la terre étoit anciennementle pays le plus peuplé de í’univers ; "rapporte un fait singulier qui je confirm e "roit & qui mérite d’être cité.

Le jour , dìt-il, que Sesostris vint ailmonde, il naquit en Egypte plus de i7°°enfans mâles. Le pere de ce jeune prince 1qui y régnois alors, fit élever tous ces eu"fans avec son fils, & leur donna la mêmSéducation, espérant que nourris & vivanavec lui dès leur plus tendte enfance,

; íeroient toujours ses amis. Henri IV sistfa n t promener ses enfans dans les rues 0; Paris , & se plaisant à les voir baises| caresser par ion peuple , peut être com| paré au pere de Sesostris. 11 n’y a st ue fS

1 grands rois qui sachent que l’arnour de >euíujets vaut mieux que leur crainte. Seío' eut en effet beaucoup d’aims, de a?

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