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Tome vingt-sixième.
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dans les gouvernemens politiques, dans lapolitique en général , & principalementdans les mœurs : les loix & les coutumesdes anciens étoient donc plus favorables àla propagation que les nôtres ?..

Le Mahométiíme & le Christianismequi ont remplacé les religions païennes,y íont certainement contraires ; c’est ac-tuellement une vérité démontrée par ^ex-périence de pluíìeurs siécles, & qui n’eítplus contestée que par ceux dont la supers-tition a pour jamais obícurci les lumièresde la ration.

La premiere de ces religions autorise lapolygamie que les autres déíendoient ; maiselle ordonne en même temps de latisfairetoutes les femmes que l’on prendra; c’eílpermettre & défendre tout à la fois. Lapremiere partie du précepte est observée ,il est impoíìible que. la seconde le soit. Unnombre prodigieux de femmes est renfermédans les íêrrails , & avec elles autant d’eu-nuques pour les garder & les servir; il n’ya aucun lieu au monde *>ù il naisse moinsd'en fa n s avec autant d’êtres destinés à enproduire. On nous dit pourtant qu’un sul-tan a eu julqu’á deux cents enfans. Si le faitest vrai, & que tous euíìent fait de même ,il feroit resté fort peu de femmes oisives ;mais pour un sultan qui en cultive deuxcents , deux cents sultans n’en cultivent quechacun une. II faudroit bien méconnaîtrel’étendue de nos affections, pour ne passavoir que le goût est limité. On a deuxcents femmes parce qu’il est de la magnifi-cence d’en avoir ce nombre ; mais on finitpar ne coucher qu’avec une feulé.

Le Christianisme n’a pas proprementpour objet de peupler la terre ; ion vraisiut est de peupler le ciel ; les dogmes fontdivins, & il faut convenir que cette reli-gion sainte y réusiìroit íi fa croyance étoituniverlelie, & st 1 impulsion de la naturen’éroit malheureusement plus forte quetoutes les opinions dogmatiques.

» Ce culte proscrit le-divorce que permet-taient les anciens , & en cela il devient unobstacle aux sins du mariage ; ajoutez quela pureié de fa morale réduit l’acte de lagénération à f insipidité du beíoin physi-que , & condamne rigoureusement lesattraits du sentiment qui peuvent y invi-

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tef \ vol,S conclurez que des êtres en-chaînes dans de semblables fers, ne íe por-teront guere à en procréer d’autres ; d’ail-leursst 1 un des deux n’est pas propre á lagénération , la vertu prolifique de fautrereste nulle & en pure perte pour la société.

Abstraction faite toujours des choses reli-gieuses & respectables, ne pouvons-nouspas dire avec un anglais célébré , que touteméprise fur la valeur des choses qui tendà détruire quelque affection raisonnable , 0 uà en produire d’injulfe , rend vicieux, &que nul motif ne peut excuser cette dépra-vation ; que nul ne fauroit faire respecternon plus tout dogme qui conduiroit à desinfractions grossières de la loi naturelle ?

Celui de l’immortalité de Famé , bienantérieur au christianisme qui l’a lànctifie,pouvoir être utile à 1 humanité. 11 est pour-tant d’expérience qu’il lui'a toujours étéfuneste. L’ouvrage de Platon lûr cette doc-trine fit un si prodigieux effet fur Fefpritchaud & bouillant des Africains, qu’onfut obligé d’en défendre la lecture pourarrêter la fureur qu’ils avoient de se tuer.Cela prouve que dans le sens où ce dogmea ete reçu parmi les hommes, son seul effetest de flatter leur orgueil ; il les rend ingratsenvers la nature ; ils croient ne tenir d’elleque des choses méprisables qu’ils ne doiventchercher ni à conserver , ni à transmettre.Quel intérêt des êtres pénétrés de ces idéespourroient-ils prendre au maintien & à iapropagation d’une íociété dans laquelle ilsne le considèrent que comme des passagers,qui ne regardent ce monde que commeun vaste caravanferai dont ils ont grandehâte de sortir? Pour eux la providencefera tout, ils ne íe mêleront de rien.

La doctrine de Foë, dit un philosophechinois , dont le pere Duhalde rapporte lepassage , » établit que notre corps est notre», domicile, & Faîne Fhôtesse immortelle» qui y loge; mais st le corps de nos parens», n’est qu’un logement, il est naturel de» le regarder avec le même mépris qu’on>, a pour un amas de terre. N’est-ee pas„ vouloir arracher du cœur la vertu de Fa-», mour des parens ? Cela porte même à»? négliger 1e foin du corps & à lui refuser»» la compassion & FafFection si nécessairesv pour fa conservation. Aussi les disciples