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même que !e vernis ordinaire s’incorporedans le bleu de la porcelaine commune.
De la couleur appelée tfiu. 11 y a une autrecouleur appelée tfiu : ce tfiu eíl une pierreou minéral, qui ressemble assez au vitriolromain , & qui vraisemblablement se tire {de quelque mine de plomb , & portantavec lui des parcelles imperceptibles deplomb ; il s’iníinue de lui-máme dans laporcelaine , fans le secours de la céruse ,qui est le véhicule des autres couleurs qu’ondonne à la porcelaine recuite.
C’est de ce tfiu qu’on fait le violet foncé.On en trouve à Canton, êc il en vient dePeldng; mais ce dernier est bien meilleur.Aussi se vend-il un taël huit mas la livre ,c’est-à-dire 9 liv.
Le tfiu se fond , & quand il est fonduou ramolli, les orfèvres Rappliquent enforme d’émail, fur des ouvrages d’argent.11s mettront par exemple , un petit cerclede tsiu dans le tour d’une bague , ou bienils en rempliront le haut d’une aiguille detête , & l’y enchâssent en forme de pierre-rie. Cette efpece d’émail se détache à lalongue ; mais on tâche d’obvier à cet in-convénient en le mettant fur une legerecouche de colle de poisson ou de vache.
Le tfiu, de même que les autres cou-leurs dont on vient de parler, ne s’emploieque fur la porcelaine qu’on recuit. Telle estla préparation du tsiu : on ne le rôtit pointcomme l’azur; mais on le brise & on leréduit en une poudre très-fine ; on le jettedans un vase plein d’eau, on l’y agite unpeu, ensuite on jette cette eau où il setrouve quelque saleté , & l’on garde lecryscal qui est tombé au fond du vase. Cettemasse ainsi délayée, perd sa belle couleur,& paroît en dehors un peu cendrée. Maisle tsiu recouvre fa couleur violette dès quela porcelaine est cuite. On conserve le tsiuaussi long-temps qu’on le souhaite. Quandon veut peindre en cette couleur quelquesvases de porcelaine , il fusse de la délayeravec de l’eau, en y mêlant si l’on veut,un peu de colle de vache ; ce que quelques-uns ne jugent pas nécessaire. C’est de quoil’on peut s’instruire paç fessai.
Pour dorer ou argenter la porcelaine , onmet deux fuens de céruse sur deux mas defeuilles d’or ou d’argent, qu’on a eu foin 3
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de dissoudre. L’argent fur le vernis tsikír»a beaucoup d’éclat. Si l’on peint les unesen or & les autres en argent, les piecesargentées ne doivent pas demeurer dans lepetit fourneau autant de temps que lesj pieces dorées ; autrement l’argent dispa-roîtroít avant que l’or eut pu atteindre ledegré de cuite qui lui donne son éclat.
De la porcelaine colorée & de sa fabriqué.II y a une efpece de porcelaine colorée quise vend à meilleur compte que celle qui estpeinte avec les couleurs dont on vient deparler. Pour faire ces sortes d’ouvrages, iln’est pas nécessaire que la matière qui doity être employée , soit si fine : on prend descasses qui ont déja été cuites dans le grandfourneau, fans qu’elles y aient été vernis-sées, & par conséquent qui font toutesblanches, & qui n’ont aucun lustre : on lescolore en les plongeant dans le vase où estla couleur préparée, quand on veut qu’ellessoient d’une même couleur ; mais si onles souhaite de différentes couleurs, telsque font les ouvrages qui font partagés enefpece de panneaux, dont l’un est verd &l’autre jaune, &c. on applique ces couleursavec un gros pinceau. C’est toute la façonqu’on donne à cette porcelaine, fi ce n’estqu’après la cuite, on met en certains en-droits un peu de vermillon , comme, patexemple , fur le bec de certains animaux ;mais cette couleur ne fe cuit pas, paresqu’elle difparoîtroit au feu ; aussi est-élisde peu de durée.
Quand on applique les autres couleurs ,on recuit la porcelaine dans le grand four-neau avec d’autres porcelaines qui n’ont pasencore été cuites : il saur avoir foin de laplacer au fond du fourneau & au deííousdu soupirai!, où le feu a moins d’activité »parconféquent grand feu anéantiroit lescouleurs.
Des couleurs de la porcelaine coloree.Les couleurs propres de cette forte deporcelaine fe préparent de la forte : P ou rfaire la couleur verte on prend du salpêtre& de la poudre de caillou ; on n’a pas P usavoir la quantité de chacun de ces íngté-diens : quand on les a réduit sépare-ment en poudre impalpable , on les de-! laye , & on les unît ensemble avec « c -1 l’eau.