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Tome vingt-sixième.
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L’asur le plus commun avec le salpêtre& la poudre de caillou , forme le violet.

Le jaune se fait en mettant, par exemple,trois mas de rouge de couperose sur troisonces de poudres de caillou , & fur troisonces de cêruse.

Pour faire le blanc, on met sur quatremas de poudre de caillou, un taël de céruse.Tous ces ingrédiens se délayent avec del’eau.

De la porcelaine noire. La porcelaine noirea aussi son prix & sa beauté : ce noirest plombé, & semblable à celui de nosmiroirs ardens ; l’or qu’on y met lui pro-cure un nouvel agrément. On donne lacouleur noire à la porcelaine lorsqu’elleest seche , & pour cela on mêle trois oncesd’azur avec sept onces d’huile ordinairede pierre. Les épreuves apprennent aujuste quel doit être ce mélange, selon lacouleur plus ou moins foncée qu’on veutlui donner. Lorsque cette couleur est seche,on cuit la porcelaine ; après quoi on y appli-que l’or, & on la recuit de nouveau dans unfourneau particulier.

Le noir éclatant ou le noir de miroir,se donne à la porcelaine , cn la plongeantdans une mixtion liquide composte d’azurpréparé. I! n’est pas nécessaired’y employerle bel azur ; mais il faut qu’il soit un peuépais, & mêlé avec du vernis peycou &du tsikin , en y ajoutant un peu d’huilede chaux , & de cendres de fougère ; parexemple fur dix onces d’azur pile dansle mortier, on mêlera une tasse de tfiksn ,sept tasses de peyeou , & deux tassesd’huile de cendres de fougere brûléeavec la chaux. Cette mixtion porte sonvernis avec elle , & il n’est pas néces-saire d’en donner de nouveau. Quand oncuit cette sorte de porcelaine noire, on doitla placer vers l e milieu du fourneau, & nonpas près de la voûte , où le feu a plusd’activité.

, P e r í a . porcelaine en découpure. Il se faita la Chine une autre espece de porcelainetoute percee_ a jour en forme de décou-pure î au milieu est une coupe propre àcontenir la liqueur ; la coupe ne fait qu’uncorps avec la découpure. On a v .u d’autresporcelaines où des dames chinoises & tar-karss étoient peintes au. naturel ; la dra-

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perie, le teint & les trais du visage ; tout yétoit recherché : de loin on eût pris cesouvrages pour de l’émail.

Il est à remarquer que quand on nedonne point d’autre huile à la porcelaineque celle qui s e f a j c <Ze cailloux blancs,cette porcelaine devient d’une espece parti-culière toute, marbrée & coupée en tousles sens d’une infinité de veines : de loinon la prendroit pour de la porcelaine briséedont toutes leurs pieces demeurent en leurplace ; c’est comme un ouvrage à la mosaï-que. La couleur que donne cette huileest d’un blanc un peu cendré. Si la porce-laine est toute asurée , & qu’on lui donnecette huile, elle paroîtra également coupée& marbrée , lorsque la couleur seraseche.

De la porcelaine olive. La porcelainedont la couleur tire íùr l’olive , est aussifort recherchée. On donne cette couleurà la porcelaine en mêlant sept tasses devernis tfikin avec quatre tasses de peyeoudeux tasses ou environ d’huile de chaux& de cendres de .fougere , & une tasseí d’huile faite de cailloux. Cette huile faitappercevoir quantité de petites veines furla porcelaine : quand on Papplique tonnefeule , la porcelaine est fragile , & n’apoint de son lorfqu’on la frappe : mais quandon la mêle avec les autres vernis , elle estcoupée de veines, elle résonne , & n’estpas plus fragile que la porcelaine ordi-naire.

De la porcelaine par transmutation. Laporcelaine par transmutation se fait dans!e fourneau , & est causée ou par le défautou par l’excès de chaleur , ou bien pard’autres causes qu fil n’est pas facile d’affigner.Une piece qui n’a pas réussi selon sodéede l'ouvrier , & qui est l’effet du purhasard , n’en est pas moins belle ni moinsestimée. L’ouvrier avoitdeílein , par exem-ple , de faire des vases de rouge soufflé ;cent pieces furent entièrement perduesune par hasard sortit du fourneau sem-blable à une espece d’agate. Si l’on vou-loir courir les risques & les frais de diffé-rentes épreuves,on découvriroit à la fin defaire ce que le hasard produit une fois. C’estainsi qu’on s’estavisé defairedelapsl/-ce/ sll/ìe .d’un noir éclatant. Le caprice du fournée