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a déterminé à cette recherche, & on y aréussi.
De sor de la porcelaine. Quand on veutappliquer l’or , on le broie & on le dissoutau fond d’une porcelaine , jusqu’à ce qu’onvoie au deflous de I’eau un petit cield’or. On le laisse sécher , & lorsqu'on doitPemployer , on le dissout par partiesdans une quaptité suffisante d’eau gom-mée. Avec trente parties d’or , on incor-pore trois parties de céruse , & on rappli-que sur la porcelaine de même que lescouleurs.
Comme l’or appliqué fur la porcelaines’efface à la longue & perd beaucoup deson éclat, on lui rend son lustre en mouillantd’abord la porcelaine avec de Peau nette,& en frottant ensuite la dorure avec unepierre d’agate. Mais on doit avoir foin defrotter le vase dansun même sens, par exem-ple , de droite à gauche.
Des gerçures de la porcelaine. Ce fontprincipalement les bords de la porcelainequi font sujets à s’écailler : pour obvierà cet inconvénient, on les fortifie avecune certaine quantité de charbon de bam-bou pile , qu'on mêle avec le vernis quise donne à la porcelaine , & q U i r6n( } J evernis d’une couleur de gris cendré ; ensuiteavec le pinceau , on fait de cette mixtionime bordure à 1a porcelaine déja seche ,en la mettant sur la roue ou sur le tour.Quand il est temps, on applique le vernisà la bordure comme au reste de la por-celaine ; & lorsqu’elle est cuite , ses bordsri’en font pas moins d’une extrême blan-cheur. Comme il n’y a point de bamboucn Europe, on y pourroit suppléer par lecharbon de saule, ou encore mieux par celuide sureau, qui a quelque chose d’approchantdu bambou.
II est à observer i->. qu’avant que deréduire le bambou , il faut en détacherla peau verte , parce qu’on assure que lacendre de cette peau fait éclater la por-celaine dans h fourneau. z°. Quel’ouvrierdoit prendre garde de toucher la porcelaineavec les mains tachées de graisse ou d’huile:Pendroit touché éclaterait infailliblementdurant la cuite.
' Opération pour le vernis de la porcelaine.Avant quç de donner le vernis à la par-
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celaine , on acheve de la polir, & on eflretranche les plus petites inégalités ; cequi s’exécute par le moyen d’un pinceaufait de petites plumes fort fines. On humedece pinceau simplement avec de seau , & onle passe par-tout d’une main légere; maisc’est principalement pour la porcelaine finequ’on prend ce foin.
Quand on veut donner un vernis qnrrende la porcelaine extrêmement blanche,on met fur treize tasses de peyeou , unetasse de cendres de fougere aussi liquidesque le peyeou ; ce vernis est fort & nedoit point se donner à la porcelaine qu’onveut peindre en bleu , parce qu’après lacuite , la couleur ne paraîtrait pas à traversle vernis. La porcelaine à laquelle on a donnéle fort vernis peut être exposée sans crainteau grand feu du fourneau. On la cuit ainsitoute blanche , ou pour la conserver danscette couleur , ou bien pour la dorer & lapeindre de dissérentes couleurs, & ensuitela recuire. Mais quand on veut peindrela porcelaine en bleu , & que la couleurparoisse après la cuite , il ne faut mêler que7 tastès de peyeou avec une tasse de vernis ,ou de la mixtion de chaux & de cendres defougere.
II est bon d’observer encore en général,que la porcelaine dont le vernis porte beau-coup de cendres de fougere , doit êtrecuite à fendrait tempéré du fourneau ,c’est-à-dire, ou après trois premiers rangs,ou dans le bas à la hauteur d’un pie oud’un pié & demi. Si elle étoit cuite auhaut du fourneau , la cendre se foudroieavec précipitation, & coulerait au bas de laporcelaine.
Quand on veut que le bleu couvreentièrement le vase , on se sertd’azur pré-paré & délayé dans de l’eau à une justeconsistance , & on y plonge le vase. Pource qui est du bleu soufflé, on y emploiele plus bel azur préparé de la maniéré qu’° nfa expliqué ; on le souffle sur le vase,& cjuand il est sec , on donne le vernisordinaire.
II y a des ouvriers , lesquels fur cet azur,soit qu’il soit soufflé ou non , tracent desfigures avec la pointe d’une longue aiguilla •f aiguille leve autant de petits points def azur, sec qu’il est nécessait e pour représenter