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qu’on séparé avec soin des terres & autres
impuretés.
Ces matières étant ainfi choisies , onîeurdonne diverses préparations particulièresqui conviennent à chacune avant que de lesdorer & de les mêler. L’argille bien purifiéese délaie dans une suffisante quantité d’eaude pluie ; on la broie à la main ou autre-ment , & on y ajoute astez d’eau pour ladélayer exactement ; on la jette dans uneespece de tonneau , auquel il y a des robi-nets de haut en bas, de six en six pouces ;on emplit ce vase avec l’eau dans laquellel’argille est délayée ; & après avoir bienagité le mélange , on le laisse reposer quel-ques secondes , pour donner le terpps aufable , dont la pesanteur spécifique est plusgrande que celle de l’argille , de te précipi-ter au fond ; alors on soutire la liqueur parle premier robinet, & successivement dupremier au second, & du second au troi-sième , ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on soitparvenu au dernier , qui doit être placé àdeux ou trois pouces au deffùs du fond dutonneau : on met la liqueur décantée dansdes vases de terre cuite , en forme de cônetronqué & renversé ; on la laisse reposerjusqu a ce que J’argijie qui étoit suspenduedans l’eau se soit précipitée ; on verse cetteeau par inclination, & son ramasse soigneu-sement cette argilíe qui est extrêmementfine, ensuite on la fait sécher à sombre & ?.l’abri de la poussière pour la peser & la doseravec les autres matières : on conserveraaussi le sable qui s’est précipité dansle fonddu tonneau pour l’ufage qu’on dira dans lafuite ; & si ce précipité contenoit encoredes morceaux d’argille qui ne se fussent pasdétrempés dans le premier lavage , il fau-droit les délayer de nouveau & les laveravec d’autre argille.
Le quartz se brise en morceaux de lagrosseur d’un œuf de poule , & on le metsur un grand gril de fer, assez serré pourque Jes morceaux ne passent point à traversjon allume un feu de charbon dessous ; &lorsque les cailloux de quartz font rouges ,on les jette dans l’eau froide pour les rendreplus friables ; on répete cette opérationjusqu’à ce que ! on puisse les piler aisément,alors on les porte au moulin ; quand lecaillou a été mis en poudre fine, on le passe
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au tamis de foie, & l’on replie ce qui estresté fur le tamis pour le passer de même.
Parmi les tessons ou morceaux de porce-laine, on choisit les blancs de préférence ,fur-tout pour entrer dans la composition dela couverte, qui est le vernis dont on couvrela porcelaine ; on les pile le mieux qu’il estpossible dans un mortier d’agate ou d’autrepierre dure, & ensuite on les passe au mou-lin pour achever leur pulvérisation.
On pile le gyps , & lorfqu’i! est réduiten poudre fine , on en remplit une chau-dière de cuivre , & l’on donne un feu decalcination : la matière semble d’abordbouillir , sur-tout quand l’eau de la calcina-tion commence à se dissiper ; on continuele feu jusqu’à ce que le mouvement cesse »& que la poudre se précipite sur elîe-mêmeau fond de la chaudière, ce qui est le signed’uue calcination suffisante ; quand le gypsest refroidi, on le pile de nouveau, & on lepasse au tamis de soie comme le caillou.
Ces quatre matières ainsi préparées sedosent pour faire le mélange ; comme sin-tensité du feu varie dansles fourneaux donton se sert en Saxe pour cuire la porcelaine »dont nous donnerons la description dans lafuite : on fait trois compositions, en pro-portions différentes, selon la place quechacune doit occuper dans le laboratoiredu fourneau, qui se divise en trois parties ,eu égard au différent degré de chaleur ;savoir, la partie antérieure où le feu est leplus ardent , le milieu & l’extrémité dulaboratoire, proche de la cheminée où lachaleur est la moindre : ces compositionsdiversement dosées font :
I.
jy. Argille blanche . i oo parties]
Quartz blanc . - 9
Tessons de porcelainebìanchc. 7Gyps calciné . . 4
II.
Argille blanche . 100
Quartz blanc . • 9
Tessons de porcelaine blanche. 8Gyps calciné . . 5
III.
rçi. Argille blanche . 1O0
Quartz blanc . - 8
Tessons blancs . . 9
Gyps calciné . » 6