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Tome vingt-sixième.
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P O K

Telles font les doses des substances quientrent dans la composition de lapatede laporcelaine : on volt que la quantité d argilleest toujours la même ; celle du quartz, destessons & du gyps varie. La premiere com-position, qui est lapins réfractaire, estdestinée à la partie du fourneau ou la cha-leur est la plus forte ; la seconde pour lemilieu ; & la troisième pour l’extrémité oùil y a moins de chaleur.

Dans la composition de la couverte ouvernis, il n’entre point d’argille , & lestrois autres matières se combinent aussidiversement pour les pieces destinées àêtre cuites à des degrés différens de cha-

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yr. Quartz très-blanc .

8 parties,

Testons blancs .

ií

Crystaux de gyps calcinés .

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II.

ip. Quartz très-blanc .

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Testons blancs .

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Crystaux de gyps calcinés .

7

III.

15t. Quartz très-blanc .

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Tessons blancs .

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Crystaux de gyps calcinés.

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Mèlange & macération des matières. Legrand secret de l’art consiste à faire macérerles matières dans une menstrue convenable;la macération , en occasionnant un mouve-ment intestin dans les molécules des partiesconstituantes de la masse ou pâte , les com-bine , facilite leur pénétration réciproque,& chasse Pair interposé entr’elles, lequelne manqueroit pas, en se raréfiant dans lefeu , de faire éclater les vases, ou du moinsde les déformer, & de couvrir leur surfacede petites bulles.

Pour bien mêler les matières pulvériséesSt dosées, on les passe plusieurs fois toutesensemble par un tamis de crin moins ferréque ceux de foie , dont on s’est servi pourJes premieres préparations , ensuite on lesarrose avec de l’eau de pluie pour en for-mer une pâte qui puisse être travaillée surle tour à potier ou jetée en moule ; onmet cette pâte dans un fossé , en forme debassin, creusé en terre , ou dans des ton-

V O R Sfp

neaux que l'on couvre, pour garantir lamasse de la poussière, avec des couverclesde bois qui ne joignent pas exactement, afinde laisser accès à I’air ambiant nécessaire àa fermentation : on s’apperçoit qu’elle est3 a? ' C ?> rr j e ' á l'pdeur, à la couleur & auta ; a odeur qui s e rapproche de celle desœufs pourris , a la coiileur q u i de blancheest devenue d’un gris foncé ; au tact, lamatière étant devenue moelleuse & douceau toucher ; plus la masse est vieille, mieuxelle réussit. Tant que la matière fermente ,il faut avoir foin d’en entretenir l’humiditéavec de l’eau de pluie. En Allemagne onprépare la masse deux fois par an , aux deuxequinoxes, parce que l’on croit avoir remar-que que dans ce temps seau de pluie est pluspropre à la fermentation ; on conservetoujours de l’ancienne masse pour servir deferment à la nouvelle ; & l’on réemploiepour former les vases que de la pâte qui aitau moins six mois ; c’est là en quoi consistela manipulation fecrette que l’on cachesoigneusement. II n’y a qu’un seul hommedans la manufacture qui ait ce détail , &duquel on s’est assuré par le serment ; iltravaille dans un lieu particulier & fermé :c est là qu’ildose & fait fermenter la ma-tière.

Dans quelques manufactures d’Allemagneon conserve, comme on a dit ci-dessus, lefable qui s est précipité pendant le lavagede 1 argille, lorsqu’il est pur, blanc & ho-mogène : on le pile, & après i’avoir ta-misé on le substitue au quartz, auquel mêmeon le préféré , parcs qu’on le suppose plusanalogue à l’argille.

Maniéré de former les vases de porcelainefur le tour & dans les moules. On commenced’abord par humecter la pâte qu’on veuttourner ou mouler avec l’eau de pluie , &on la pétrit avec les mains pour ramollirau point qu on le désiré ; ensuite le tourneuren prend des morceaux prÒDortionnés àl’ouvrage qu’il veut faire; il pose cette pâtesi}JL e centre de la roue d’un tour ; qui nedifféré point de celui du potier, & il enforme des vases grossiers & fort épais avecdes outils de bois ; il laisse ces vases ainsiébauchés perdre la plus grande partie deleur humidité à l’air ; & quand ils fontsuffisamment secs, il les remet fur la roue

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