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Tome vingt-sixième.
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Il y avoit trois portes en trans Tevere ,in tva.ns-Tibe.rena y l a première auprès duport , nommée Ripa , où abordent lesbarques qui viennent d’Oífie & de la mer,qu’on appeloit autrefois Portuenfis ScJAavalis. La seconde au haut du Janicule ,appelée Aurélia , du chemin qu’un certainÀnrelius, homme consulaire , fit paver :on alloit de cette porte le long de la merToscane jusqu’à Pise. La troisième estau pie du Janicule , appelée Sepûmiana ,de Septimus Severus qui la fit faire-{D. J.)

PORTE , ( Critiq. sacrée. ) ce mot seprend souvent dans récriture au figuré;la porte du ciel ; les portes de la justice,font les portes du tabernacle. Les portesde la mort sont les dangers qui condui-sent à la mort. Porte se prend pour laville même , Genefe , xxiv, 6b. Ce motdésigne auffi le tribunal de justice , parceque les Juifs étant la plupart employésaux travaux de la campagne , on avoitétabli qu’on s’assembleroit à la porte desvilles , & qn’on y rendroit souverainementla justice, aíìn de ménager le temps deces villageois , Deutéron. xvj , 18 . On peutvoir une forme de ces jugemens dansPacquiíìtion que fait Abraham d’un champpour enterrer Sara : c’est pourquoi le juge-ment , la sentence çst appelée porta: ne con-teras egenum in porta, Provtrb. xxìj , %%,n’opprimez point le pauvre dans votrejugement r> ; de la vient encore que cemot signifie les bornes de la jurifiliction,Exod. X Xvj , 22 ) TTvhcûv, A cl. xiv , 2 2 ) estaussi la porte de la ville. Il est rapporté dansles mêmes actes, que la servante Rhodesayant apperçu Pierre , ne lui ouvrit pointla porte , mais courut dans la maison pourannoncer que Pierre étoit là. II y a dans legrec la porte de la porte , t y» gùpttt ns aruAauw.6vp* , dit Grotius , c’est la porte qui fermel’ouverture, c’est l’ouverture même

faite à la muraille , les poteaux. (D. J.)

PORTE DE SUZAN , (Critiquesacrée.}nom de la porte orientale extérieure dutemple de Jérusalem; cette porte fut ainsi" nommée après que le temple de Jérusalemfut achevé, l’an ; i s avant Jefus-Christ ,^n vertu de la permission de Darius , fils4’Ristape, qui l’accorda dans son palais de

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J Suze ou Suzan ; les Juifs par reeonnoissafree

3 représenterent en sculpture la ville de Suzáau dessus de la porte de ce nom ; & ce monu-ment subsista jusqu’à la destruction du templepar îes Romains.

Porte d’une place de guerre ,

( Archìt. milit. ) la porte d’une place deguerre doit être au milieu d’une courtinepour être bien défendue des flancs & desfaces : celles qui font dans le flanc embras-sent la partie la plus nécestaire de la forti-fication , & quand elles font dans la faceelles embrassent encore plus la masse dubastion, dont le terrain doit être libre,

& propre aux retranchemens qui s’y doiventfaire en cas de besoin. Le moins qu’uneplace ait d’entrée est le meilleur. Toutesîes portes ont un pont qu’on leve tous lessoirs, outre cela elles font défendues pardes herses, qui font soutenues par une corde,qu’on lâche pour se garantir des surprises,ou des orgues, qui font de grosses pieces debois détachées, qu’on laisse tomber les unesaprès les autres, pour former une porte -(D. J.)

Porte méridionale , ( Jurîsprud.)dans les anciennes coutumes , signífioit làporte d’upe église tournée au midi, verslaquelle se faisoit autrefois la purgationcanonique, c’est-à-dire , que loríqu’on nepouvoit constater suffisamment le fait d’uncrime , on conduisait l’accusé à la porteméridionale de l’église , où il faisoit sermenten présence du peuple, qu’il étoit innocentdu crime dont il étoit accusé. Voye{ PUR-GATION.

Cette purgation étoit appelée jugement deDieu , &. c’est pour cette raison que l’on fai-soit anciennement de vastes portiques à là.porte méridionale des églises. V . JUGEMENTde Dieu.

PORTE, la , ( Hifì. des Turcs. ) c’est lenom qu’on donne à l’empire des Turcs.Leurs conquêtes ont astoibli cet empire ,parce qu’ils n’ont pas su les mettre à profitpar de sages réglemens -, détruisant pourconserver , ils n’ont acquis que du terrain- 'Leur religion , ennemie des arts, du com-merce & de l’induttrie qui lait fleurir unétat, a laissé régner des vainqueurs dansdes provinces dévastées, & fur ses débrisdes puissances qu’ils ont ruinées ; enfin Ifc