8 EXPOSITION
Los intervalles qui séparent les équinoxes et les solstices, ne sontpas égaux ; il s’écoule environ sept jours de plus, de l’équinoxe duprintemps à celui d’automne, que de ce dernier équinoxe à celuidu printemps ; le mouvement propre du soleil n’est donc pas uni-forme. Des observations précises et multipliées ont fait connoîtrequ’il est le plus rapide, dans un point de l’orbite solaire, situé versle solstice d’hiver, et qu’il est le plus lent, dans le point opposé del’orbite, vers le solstice d’été. Le soleil décrit par jour, i°,i 327dans le premier point, et seulement i°,o5gi dans le second : ainsi,pendant le cours de l’année, son mouvement journalier varie enplus et en moins, de trois cent trente-six dix millièmes de sa va-leur moyenne.
Pour avoir la loi de cette variation, et généralement celle detoutes les inégalités périodiques; on peut considérer que les sinuset les cosinus des angles, redevenant les mêmes à chaque cir-conférence dont ces angles augmentent, ils sont propres à repré-senter ces inégalités; en exprimant donc de cette manière, toutesles inégalités des mouvemens célestes, il n’y a de difficulté qu’àdémêler ces inégalités entr’elles, et à déterminer les angles dont ellesdépendent. On trouve ainsi, que la variation de la vitesse angu-laire du soleil, est à fortpeu-près proportionnelle au cosinus delàmoyenne distance angulaire de cet astre, au point de l’orbite, oùcette vitesse est la plus grande.
Il est naturel de penser que la distance du soleil à la terre, estvariable comme sa vitesse angulaire : c’est ce que prouvent les me-sures de son diamètre apparent. Il augmente et diminue en mêmetemps et suivant la même loi, que cette vitesse; mais dans un rap-port deux fois moindre. Lorsque la vitesse est la plus grande, cediamètre est de 6o35",7; on ne l’observe que de 5856",5, lorsque cettevitesse est la plus petite ; ainsi, sa grandeur moyenne est de 5936",o.Il doit être diminué de quelques secondes, pour le dépouiller del’effet de l’irradiation qui dilate un peu , les diamètres apparens desobjets.
La distance du soleil à la terre, étant réciproque à son diamètreapparent; son accroissement suit la même loi que la diminutionde ce diamètre. On nomme périgée , le point de l’orbite, où le soleil
est