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EXPOSITION
identité; d’où l’on a conclu que l’orbe solaire est une ellipse dont lecentre de la terre occupe un des foyers.
L’ellipse est une de ces courbes fameuses dans la géométrie an-cienne et moderne, qui formées par la section de la surface du cônepar un plan, ont été nommées sections coniques. Il est aisé de ladécrire, en fixant à deux points invariables que l’on appelle foyers ,les extrémités d’un fil tendu sur un plan, par une pointe qui glissele long de ce fil. La courbe tracée par la pointe, dans ce mouvement,est une ellipse : elle est visiblement alongée dans le sens de la droitequi joint les foyers, et qui, prolongée de chaque côté, jusqu’à lacourbe, forme le grand axe dont la longueur est la même que celledu fil. Le grand axe divise l’ellipse en deux parties égales et sem-blables ; le petit axe est la droite menée par le centre, perpendicu-lairement au grand axe, et prolongée de chaque côté jusqu’à lacourbe ; la distance du centre à l’un des foyers, est l'excentricitéde l’ellipse. Lorsque les deux foyers sont réunis au même point,l’ellipse est un cercle; en les éloignant, elle s’alonge de plus enplus; et si, leur distance mutuelle devenant infinie, la distance dufoyer au sommet le plus voisin de la courbe, reste finie, l’ellipsedevient une parabole.
L’ellipse solaire est peu différente d’un cercle ; car son excen-tricité est, évidemment, l’excès de la plus grande sur la moyennedistance du soleil à la terre, excès qui, comme on l’a vu, est égalà cent soixante et huit dix millièmes de cette distance. Les obser-vations paroissent indiquer dans cette excentricité,une diminutionfort lente et à peine sensible dans l’intervalle d’un siècle.
Pour avoir uue juste idée du mouvement elliptique du sôleil ;concevons un point mû uniformément sur une circonférence dontle centre soit celui delà terre, et dontle rayon soit égal à la distancepérigée du soleil : supposons de plus que ce point et le soleil partentensemble du périgée, et que le mouvement angulaire du point, soitégal au moyen mouvement angulaire du soleil. Tandis que le rayonvecteur du point tourne uniformément autour de laterre, le rayonvecteur du soleil se meut d’une manière inégale, en formant tou-jours avec la distance périgée, et les arcs d’ellipse, des secteursproportionnels aux temps. Il devance d’abord le rayon vecteur du