de son orbite, à l’équinoxe moyen du printemps, étoient 20g“,2082,et 32°,5 i 68.
Les loix du mouvement elliptique, sont encore loin de repré-senter les observations de la lune ; elle est assujettie à un grandnombre d’autres inégalités qui ont des rapports évidens avec laposition du soleil : nous allons indiquer les trois principales.
La plus considéi'able de toutes, et la première qui ait été re-connue , est celle que l’on nomme élection. Cette inégalité qui dansson maximum, s’-élève à i°,4go2, est proportionnelle au sinus dudouble de la distance moyenne angulaire de la lune au soleil, moinsla distance moyenne angulaire de la lune, au périgée de son orbite.Dans les oppositions et dans les conjonctions de la lune au soleil,elle se confond avec l’équation du centre, qu’elle diminue constam-ment, et par cette raison, les anciens observateurs qui ne détermi-noient les élémens de la théorie lunaire, qu’au moyen des éclipses,et dans la vue de prédire ces phénomènes, trouvèrent l’équationdu centre de la lune, plus petite que la véritable, de toute la quan-tité de l’évection.
On observe encore dans le mouvement lunaire, une grande iné-galité qui disparoît dans les conjonctions et dans les oppositions dela lune au soleil, ainsi que dans les points où ces deux astres sontéloignés entr’eux, de cent degrés. Elle est à son maximum, et s’élèveà o°,66o8, quand leur distance mutuelle est de cinquante degrés;d’où l’on a conclu qu’elle est proportionnelle au sinus du double dela distance moyenne angulaire de la lune au soleil. Cette inégalitéque l’on nomme variation, disparoissant dans les éclipses ; elle n’apu être reconnue par l’observation de ces phénomènes.
Enfin, le mouvement de la lune s’accélère, quand celui du soleilse ralentit, et réciproquement ; d’où résulte une inégalité connuesous le nom d 'équation annuelle } et dont la loi est exactement lamême que celle de l’équation du centre du soleil, avec un signe con-traire. Cette inégalité qui, dans son maximum ,.est de o°,2o64, seconfond dans les éclipses, avec l’équation du centre du soleil; etdans le calcul de l’instant de ces phénomènes, il est indifférent deconsidérer séparément ces deux équations, ou de supprimer l’équa-tion annuelle de la théorie lunaire, pour en accroître l’équation du