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EXPOSITION
CHAPITRE IV.
Du mouvement de la Lune, de ses phases , et des éclipses.
Celui de tous les astres, qui nous intéresse le plus, après lesoleil, est la lune dont les phases offrent une division du temps, siremarquable, qu’elle a été primitivement en usage chez tous lespeuples. La lune a, comme le soleil, un mouvement propre d’oc-cident en orient. La durée de sa révolution sydérale étoit de27 ’ ,32i66ii8o36, vers le milieu de ce siècle : elle n’est pas tou-jours la même, et la comparaison des observations modernes auxanciennes, prouve incontestablement une accélération dans lemoyen mouvement de la lune. Cette accélération, encore peu sen-sible depuis l’éclipse la plus ancienne dont l’observation nous soitparvenue, se développera par la suite des temps. Mais ira-t-elle encroissant sans cesse, ou s’arrêtera-t-elle pour se changer en retar-dement? c’est ce que les observations ne pourroient apprendrequ’après un très-grand nombre de siècles. Heureusement, la décou-verte de sa cause, en les devançant, nous a fait connoître qu’elle estpériodique.
La lune se meut dans un orbe elliptique dont le centre de la terreoccupe un des foyers. Son rayon vecteur trace autour de ce point,des aires à-peu-près proportionnelles aux temps. La moyenne dis-tance de cet astre à la terre, étant prise pour unité; l’excentricitéde son ellipse est o,o55o568, ce qui donne la plus grande équationdu centre, égale à 7 °,oo 99 . Le périgée lunaire a un mouvementdirect, c’est-à-dire, dans le sens du mouvement du soleil ; la duréede sa révolution sydérale est maintenant de 3232' ,579 : elle n’estpas constante, et pendant que le mouvement de la lune s’accélèrede siècle en siècle, celui de son périgée se rallentit.
Au commencement de 1760 , les distauees de la lune et du périgée