:>2 EXPOSITION
jusqu’à la distance de vingt-cinq degrés; ensuite, elle s’en rap-proche , se replonge, le matin, dans les rayons de l’aurore, etreparoît bientôt, le soir, pour reproduire les mêmes phénomènes.
L’étendue des plus grandes digressions de Mercure, ou de sesplus grands écarts de chaque côté du soleil, varie depuis dix-huitjusqu’à trente-deux degrés. La durée de ses oscillations entières, oude ses retours à la même position, relativement au soleil, variepareillement depuis cent six jusqu’à cent trente jours; l’arc moyende sa rétrogradation est d’environ quinze degrés, et sa durée moyenneest de vingt-trois jours ; mais il y a de grandes différences entre cesquantités, dans les diverses rétrogradations. En général, le mou-vement de Mercure est très-compliqué : il n’a pas lieu exactementsur le plan de l’écliptique; quelquefois, la planète s’en écarte au-delà de cinq degrés.
Il a fallu, sans doute, une longue suite d’observations, pourreconnoître l’identité de ces deux astres que l’on voyoit alternati-vement, le malin et le soir, s’éloigner et se rapprocher du soleil:mais comme l’un ne se montroit jamais, que l’autre n’eût disparu ;on jugea enfin que c’étoit la même planète qui oscilloit de chaquecôté du soleil.
Le diamètre apparent de Mercure est variable, et ses cliangemensont des rapports évidens à sa position relative au soleil, et à la direc-tion de son mouvement. Il est à son minimum, quand la planète seplonge, le matin, dans les rayons solaires , ou quand, le soir, elles’en dégage; il est à son maximum, quand elle se plonge, le soir,dans ces rayons, ou quand elle s’en dégage, le matin. Sa grandeurmoyenne est de 21 ",5.
Quelquefois, dans l’intervalle de sa disparition, le soir, à sa réap-parition, le matin; on voit la planète se projeter sur le disque du soleil,sous la forme d’une tache noire qui décrit une corde de ce disque.On la reconnoît à sa position, à son diamètre apparent, et à sonmouvement rétrograde, conformes à ceux qu’elle doit avoir. Cespassages de Mercure sont de véritables éclipses annulaires du soleil.qui nous prouvent que cette planète en emprunte sa lumière. Vuedans de fortes lunettes, elle présente des phases analogues auxphases de la lune, dirigées comme elles, vers le soleil, et dont
l’étendue