DU SYSTÈME DU MONDE. 5i
années, est parvenu à en déterminer la loi qui peut être représentéede la manière suivante.
On conçoit le pôle de l’équateur, mû sur la circonférence d’unepetite ellipse tangente à la sphère céleste, et dont le centre que l’on -*
peut regarder comme le pôle moyen de l’équateur, décrit unifor-mément , chaque année, 1 54',63 du parallèle à l’écliptique, sur lequelil est situé. Le grand axe de cette ellipse, toujours tangent au cerclede latitude, et dans le plan de ce grand cercle, sous-tend un angled’environ 62 ', 2 , et le petit axe sous-tend un angle de 46",3. Lasituation du vrai pôle de l’équateur, sur cette ellipse, se détermineainsi. On imagine sur le plan de l’ellipse, un petit cercle qui a lemême centre, et dont le diamètre est égal à son grand axe ; on conçoitencore un rayon de ce cercle, mû uniformément d’un mouvement,rétrograde, de manière que ce rayon coïncide avec la moitié dugrand axe, la plus voisine de l’écliptique, toutes les fois que lenœud moyen ascendant de l’orbe lunaire, coïncide avec l’équinoxedu printemps ; enfin , de l’extrémité de ce rayon mobile, on abaisseUne perpendiculaire sur le grand axe de l'ellipse; le point où celteperpendiculaire coupe la circonférence de cette ellipse, est lelieu du vrai pôle de l’équateur. Ce mouvement du pôle s’appellenutation .
Les étoiles, en vertu des mouvemens que nous venons de dé-crire, conservent entr’elles une position constante; mais l’illustreobservateur à qui l’on doit la découverte de la nutation, a reconnudans tous ces astres, un mouvement général et périodique quialtère un peu leurs positions respectives. Pour se représenter cemouvement, il faut imaginer que chaque étoile décrit annuelle-ment une petite circonférence parallèle à l’écliptique, dont le centreest la position moyenne de l’étoile, et dont le diamètre vu de laterre, sous-tend un angle de 125"; et qu’elle se meut sur cettecirconférence, comme le soleil dans son orbite, de manière cepen-dant que le soleil soit constamment plus avancé qu’elle, de centdegrés. Cette circonférence, en se projetant sur la sui'face du ciel,paroît sous la forme d’une ellipse plus ou moins applatie, suivantla hauteur de l’étoile au - dessus de l’écliptique ; le petit axe del’ellipse, étant au grand axe, comme le sinus de cette hauteur, est
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