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EXPOSITION
grand cercle perpendiculaire au plan de l’écliptique, et que l’onnomme cercle de latitude. L’arc de ce cercle, compris entre l’éclip-tique et l’astre, mesure sa latitude qui est boréale ou australe ,suivant la dénomination du pôle situé du même côté de l’écliptique.L’arc de l’écliptique, compris entre le cercle de latitude et l’équi-noxe du printemps, et compté de cet équinoxe, d’oecid ent en orient,est ce que l’on nomme longitude de l’astre dont la position est ainsidéterminée par sa longitude et par sa latitude. On conçoit facile-ment que l’inclinaison de l’écliptique à l’équateur, étant connue ;la longitude et la latitude d’un astre, peuvent se déduire de sonascension droite et de sa déclinaison observées.
Il n’a fallu que peu d’années, pour reconnoître la variation desétoiles, en ascension droite et en déclinaison. Bientôt, on remarquaqu’en changeant de position relativement à l’équateur, elles con-servoient la même latitude sur l’écliptique, et l’on en conclut queleurs variations en ascension droite et en déclinaison, ne sont duesqu’à un mouvement commun de ces astres, autour des pôles del’écliptique. On peut encore représenter ces variations, en suppo-sant les étoiles immobiles, et en faisant mouvoir autour de ces pôles,ceux de l’équateur. Dans ce mouvement, l’inclinaison de l’équa-teur à l’écliptique, reste la même, et ses nœuds ou les équinoxesrétrogradent uniformément, de i54",63 par année. On a vu précé-demment, que cette rétrogradation des équinoxes, rend l’annéetropique, un peu plus courte que l’année sydérale ; ainsi, la diffé-rence des deux années sydérale et tropique, et les variations desétoiles en ascension droite et en déclinaison, dépendent de ce mou-vement par lequel le pôle de l’équateur décrit annuellement, unarc de i5i",63 d’un petit cercle de la sphère céleste, parallèle à l’éclip-tique. C’est en cela que consiste le phénomène connu sous le nomde précession des équinoxes.
La précision dont l’astronomie moderne est principalement rede-vable à l’application des lunettes aux instrumens astronomiques,et à celle du pendule aux horloges, a fait appercevoir de petitesinégalités périodiques, dans l’inclinaison de l’équateur à l’éclip-tique et dans la précession des équinoxes. Bradley qui les a décou-vertes j et qui les a suivies avec un soin extrême, pendant plusieurs