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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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DU SYSTÈME DU MONDE. 0 7lent que celui de la lune; les erreurs sur la longitude seroient treizefois plus grandes; d’où il suit que de tous les astres, la lune est leseul dont le mouvement soit assez prompt pour servir à la déter-mination des longitudes à la mer : on voit donc combien il étoit utiled’en perfectionner les tables.

Un phénomène très-remarquable, dont nous devons la connois-sance aux voyages astronomiques, est la variation de la pesanteurà la surface de la terre. Cette force singulière anime dans le mêmelieu, tous les corps, proportionnellement à leurs masses, et tend àleur imprimer, dans le même temps, des vitesses égales. Il estimpossible au moyen d’une balance, de reconnoître ses variations ;puisqu’elles affectent également le corps que l’on pèse, et le poidsauquel on le compare; mais les observations du pendule sont propresà les faire découvrir; car il est clair que ses oscillations doiventêtre plus lentes dans les lieux où la pesanteur est moindre. Cetinstrument dont l’application aux horloges, a été l’une des princi-pales causes des progrès de l’astronomie moderne, et de la géogra-phie , consiste dans un corps suspendu à l’extrémité d’un fil oud’une verge mobile autour d’un point fixe placé à l’autre extrémité.On écarte un peu l’instrument, de sa situation verticale ; en l’aban-donnant ensuite h l’action de la pesanteur, il fait de petites oscilla-tions qui sont à très-peu près de la même durée, malgré la différencedes arcs décrits. Cette durée dépend de la grandeur et de la figuredu corps suspendu, de la masse et de la longueur de la verge; maisles géomètres ont trouvé des règles générales pour déterminer parl’observation des oscillations d’un pendule composé, de figure quel-conque, la longueur d’un pendule dont les oscillations auroient unedurée connue, et dans lequel la masse de la verge seroit supposéenulle relativement à celle du corps considéré comme un pointinfiniment dense. C’est à ce pendule idéal, nommé pendule simple,que l’on a rapporté toutes les expériences du pendule, faites dansles divers lieux de la terre.

llicher envoyé en 1672 à Cayenne, par l’Académie des Sciences,pour y faire des observations astronomiques, trouva que son hor-loge réglée à Paris, sur le temps moyen, retardoit, chaque jour,à Cayenne, d’une quantité sensible. Cette intéressante observation

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