DU SYSTÈME DU MONDE. 77
et d’environ un quart vers les quadratures ; et comme cette maréeest à-peu-près deux fois plus grande dans le premier, que dans lesecond cas; son accroissement dans ces deux cas, est le même. Laplus grande variation du diamètre de la lune, soit au-dessus, soitau-dessous de sa valeur moyenne, étant un quinzième environ decette valeur; la variation correspondante de la marée totale dansles sysigies, est de sa grandeur moyenne, ou d’environ o me ,885;ainsi, l’effet entier du changement de la distance de la lune à la terre,est de i me , 7 66 sur les marées totales.
Les variations de la distance du soleil à la terre influent pareil-lement, mais d’une manière beaucoup moins sensible, sur les marées.Tout étant égal d’ailleurs; en hiver, temps où le soleil est le plusprès de nous, les marées sysigies sont plus grandes, et les maréesquadratures sont plus petites qu’en été, où le soleil est le plus loinde la terre.
Les déclinaisons du soleil et de la lune ont une influence remar-quable sur les marées; elles diminuent les marées totales des sysi-gies , et ces marées, à Brest, sont d’environ huit dixièmes de mètre,plus petites dans les solstices, que dans les équinoxes; les maréestotales des quadratures sont aussi plus petites de la même quantité,dans les équinoxes, que dans les solstices.
C’est principalement vers les maxima et les minima des maréestotales, qu’il est intéressant de connoître la loi de leur variation.On vient de voir que l’instant de leur maximum à Brest, suit d’uîijour et demi, la sysigie; la diminution des marées totales qui ensont voisines, est proportionnelle au quarré du temps écoulé depuiscet instant, jusqu’à celui de la basse mer intermédiaire à laquellela marée totale se rapporte : elle est de o me! J io64, lorsque ce tempsest d’un jour lunaire.
Près de l’instant du minimum qui suit d’un jour et demi la qua-drature, l’accroissement des marées totales est proportionnel auquarré du temps écoulé depuis cet instant; il est à fort peu prèsdouble de la diminution des marées totales vers leur maximum.
Les déclinaisons du soleil et de la lune influent très-sensiblementsur ces variations ; la diminution des marées vers les sysigiesdes solstices, n’est qu’environ trois cinquièmes de la diminution