DU SYSTÈME DU MONDE. 99au centi’e de l’orbite de Vénus qu’il emporte avec lui, en mêmetemps qu’il se meut autour de la terre. Ce résultat donné par lesobservations des phases et du diamètre apparent de Vénus, expliqued’une manière si naturelle, son mouvement alternativement directet rétrograde en longitude, et son mouvement bizarre et compliquéen latitude; qu’il est impossible de le révoquer en doute.
Mercure nous offre les mêmes apparences que Vénus; ainsi, lesoleil est encore à-peu-près aü centre de son mouvement. Ces deuxplanètes l’accompagnent dans sa révolution autour de la terre, sansparoître s’en écarter au-delà des angles sous lesquels nous voyonsles rayons de leurs orbites.
Les planètes qui s’éloignent du soleil, à toutes les distances angu-laires possibles, présentent d’autres phénomènes. Leurs diamètresapparens sont à leur maximum, dans l’opposition; ils diminuent, àmesure qu’elles se rapprochent du soleil ; ainsi la terre n’est point aucentre du mouvement de ces astres. Avant l’opposition, ce mouve-ment, de direct, devient rétrograde; il reprend après l’opposition,son état direct, quand la planète en se rapprochant du soleil, en estautant éloignée qu’au commencement de sa rétrogradation; et c’estau moment même de l’opposition, que sa vitesse rétrograde est laplus grande. Cela indique évidemment, que le mouvement observéde ces planètes, est le résultat des deux mouvemens alternative-ment conspirans et contraire^, dont l’un est réglé sur celui du soleil :tels sont les mouvemens de Mercure et de Vénus qui en circulantautour du soleil, sont emportés avec lui, autour de la terre. Il estnaturel d’étendre la même loi aux autres planètes, avec la seuledifférence, que la terre placée au-dehors des orbites de Vénus et deMercure, est au-dedans des orbites de Mars, de Jupiter, de Saturneet d’Uranus. Toutes les apparences des mouvemens et des dia-mètres de ces planètes, découlent si naturellement de cette hypo-thèse ; que l’on ne peut y méconnoître le mécanisme de la nature.
Le mouvement presque circulaire des planètes autour du soleil,est prouvé directement pour Jupiter, par les éclipses de ses satel-lites. On a vu précédemment, que ces phénomènes donnent ladistance de cette planète au soleil, en parties de la moyenne distancedu soleil à la tei're : on trouve ainsi, que ces distances varient peu
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