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EXPOSITIONles parties de la terre, un mouvement égal et contraire à celui deson centre, ce pointrestera immobile, ainsique l’axe dei’otation ; maisce mouvement imprimé ne change point les apparences de celui dusoleil ; il ne fait que transporter en sens contraire , à cet astre, lemouvement réel de la terre; les apparences sont par conséquent,les mêmes dans l’hypothèse de la terre en repos, et dans celle de sonmouvement autour du soleil. Pour suivre plus particulièrementl’identité de ces apparences; imaginons un rayon mené du centredu soleil à celui de la teri'e : ce rayon est perpendiculaire au planqui sépare l’hémisphère éclairé de la terre, de son hémisphèreobscur : le point dans lequel il traverse la surface terrestre, voitle soleil perpendiculairement au-dessus de lui ; et tous les points duparallèle terrestre que ce l’ayon rencontre successivement en vertude son mouvement diurne, ont à midi, cet astre au zénith. Or,soit que le soleil se meuve autour de la terre, soit que la terre semeuve autour du soleil, et sur elle-même, son axe de rotation con-servant toujours une situation parallèle ; il est visible que ce rayontrace la même courbe sur la sur face de la terre ; il coupe dans lesdeux cas, les mêmes parallèles à l’équateur, lorsque le soleil a lamême longitude apparente; cet astre s’élève donc également surl’horizon, et les jours sont d’une égale durée. Ainsi, les saisons etles jours sont les mêmes dans l’hypothèse du repos du soleil, et danscelle de son mouvement autour de la terre; et l’explication des sai-sons, que nous avons donnée dans le livre précédent, s’appliqueégalement à la première hypothèse.
Les planètes se meuvent toutes dans le même sens autour du■soleil, mais avec des vitesses différentes; les durées de leurs révo-lutions croissent dans un plus grand rapport que leurs distances àcet astre; Jupiter, par exemple, emploie douze années à-peu-prèsà parcourir son orbe dont le rayon n’est qu’environ cinq fois plusgrand que celui de l’orbe terrestre ; sa vitesse réelle est donc moindreque celle de la terre. Cette diminution de vitesse dans les planètes,à mesure qu’elles sont plus distantes du soleil, a généralement lieudepuis Mercure, la plus voisine de cet astre, jusqu’à Uranus, la■plus éloignée ; et il résulte des loix que nous établirons ci-après,