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DU SYSTÈME DU MONDE.
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CHAPITRE IV.
Des apparences dues aux mouvemens de la terre.
D u point de vue où la comparaison des phénomènes célestes vientde nous placer, considérons les astres, et montrons la parfaite iden-tité de leurs apparences, avec celles que l’on observe. Soit que leciel tourne autour de l’axe du monde, soit que la terre tourne surelle-même, en sens contraire du mouvement apparent du ciel immo-bile ; il est clair que tous les astres se présenteront à nous, de lamême manière. Il n’y a de différence, qu’en ce que dans le premiercas, ils viendroient se placer successivement au-dessus des diversméridiens terrestres qui, dans le second cas, vont se placer au-dessous d’eux.
Le mouvement de la terre étant commun à tous les corps situésà sa surface, et aux fluides qui la recouvrent; leurs mouvemensrelatifs sont les mêmes que si la terre étoit immobile. Ainsi, dansun vaisseau transporté d’un mouvement uniforme, tout se meutcomme s’il étoit en repos ; un projectile lancé verticalement de basen haut, retombe au point d’où il étoit parti; il paroît sur le vais-seau , décrire une verticale ; mais vu du rivage, il se meut oblique-ment à l’horizon, et décrit une courbe parabolique. La rotation dela terre ne peut donc être sensible à sa surface, que par les effets dela force centrifuge qui applatit le sphéroïde terrestre aux pôles,,et diminue la pesanteur à l’équateur; deux phénomènes que lesmesures des degrés du méridien et du pendule, nous ont fait con-noître.
Dans la révolution de la terre autour du soleil, son centre ettous les points de son axe de rotation, étant mus avec des vitesseségales et parallèles, cet axe reste toujours parallèle à lui-même ;en imprimant donc à chaque instant, aux corps célestes, et à toutes
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