ia4 EXPOSITION
crainte a disparu entièrement pour nous qui avons revu la comète
en 175 g.
Mais il n’en est pas ainsi de la comète de i 5Ô2 ; ses élémens ontété déterminés sur les observations d’Appien et de Fracastor, etces observations sont si grossières, qu’elles laissent une incertitudede 4i° sur la position du nœud, de io° sur l’inclinaison , de 22 0 surla position du périhélie, et de 0,255 sur la distance périhélie. Il fautconséquemment, multiplier la fraction un divisé par trois centsmillions, parle produit 41 . 10 . 22.17 ; ce qui la réduit à o,ooo5i7; ensupposant donc qu’il y ait encore mille comètes visibles et nonobservées, ce qui n’est point invraisemblable ; la probabilité que lesdeux comètes de i 532 et de 1661, sont la même, seroit environ f,probabilité beaucoup trop petite, pour prononcer l’identité desdeux comètes; ainsi, l’on ne doit pas être surpris que cette comèten’ait point reparu dans ces dernières années.
La nébulosité dont les comètes sont presque toujours environ-nées , paroît être formée des vapeurs que la chaleur solaire élèvede leur surface. On conçoit, en effet, que la grande chaleur qu’elleséprouvent vers leur périhélie, doit raréfier les matières que con-geloit le froid excessif qu’elles éprouvoient à leurs aphélies. Ilparoît encore que les queues des comètes ne sont que ces vapeursélevées à de très-grandes hauteurs, par cette raréfaction combinéesoit avec l’impulsion des rayons solaires, soit avec la dissolution deces vapeurs dans le fluide qui nous réfléchit la lumière zodiacale.Cela semble résulter delà direction de ces queues qui sont toujoursau-delà des comètes, 'relativement au soleil, et qui ne devenantvisibles que près du périhélie, ne parviennent au maximum, qu’up rèsle passage à ce point, lorsque la chaleur communiquée aux comètespar le soleil, s’est accrue par sa durée et par la proximité de cetastre.