126 EXPOSITION
Ali commencement de 1700, les longitudes moyennes des satel-lites étoient. :
I. Satellite. 85°,84gi.
IL Satellite. 83 ,5827.
III. Satellite.182 ,44g5.
IV. Satellite. 253 ,i545.
En comparant les distances des quatre satellites de Jupiter, auxdurées de leurs x’évolutions ; on observe entre ces quantités, le beaurapport que nous avons vu exister entre les distances moyennesdes planètes au soleil, et les durées de leurs révolutions} c’est-à-dire que les quarrés des temps des révolutions sydérales des satel-lites , sont entr’ eux comme les cubes de leurs moyennes distances aucentre de Jupiter.
Les fréquentes éclipses des satellites, ont fourni aux astronomes,le moyen de suivre leurs mouvemens, avec une précision que l’on11e peut pas attendre de l’observation de leur distance à Jupiter;elles ont fait connoître les résultats suivans.
L’ellipticité de l’orbe du premier satellite est insensible; son plancoïncide à très-peu près avec celui de l’équateur de Jupiter, dontl’inclinaison à l’orbe de cette planète, est de 4°,4444.
L’ellipticité de l’orbe du second satellite, est pareillement insen-sible : son inclinaison sur l’orbe de Jupiter, est variable, ainsi quela position de ses nœuds. Toutes ces variations sont représentées à-peu-près, en supposant l’orbe du satellite, incliné d’environ 5182"à l’équateur de Jupiter, et en donnant à ses nœuds sur ce plan ,un mouvement rétrograde dont la période est de trente annéesJuliennes.
On observe une petite ellipticité dans l’orbe du troisième satellite;l’extrémité de son grand axe, la plus voisine de Jupiter, et que l’onnomme périjove, a un mouvement direct, et l’excentricité de l’orbeparoît assujettie à des variations très-sensibles. Vers la fin dudernier siècle, l’équation du centre étoit à son maximum où elles’élevoit à-peu-près à 2661": elle a ensuite diminué, et vers 1775 ,elle étoit à son minimum et d’environ 75g". L’inclinaison de l’orbe