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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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127
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DU SYSTÈME DU MONDE. 127de ce satellite, sur celui de Jupiter, et la posilion de ses nœuds sontvariables; on représente à-peu-près ces variations, en supposantl’orbe incliné d’environ 2244 " sur l’équateur de Jupiter, et en don-nant à ses nœuds, un mouvement rétrograde sur le plan de cetéquateur, dans une période de 137 ans.

L’orbe du quatrième satellite a une ellipticité très-sensible; sonpérijove a un mouvement direct d’environ 7852"; cet orbe est in-cliné de 272' à l’orbe de Jupiter. C’est en vertu de celte inclinaison,que le quatrième satellite jxasse souvent derrière la planète rela-tivement au soleil, sans s’éclipser. Depuis la découverte des satel-lites , jusqu’en 1760, l’inclinaison a paru constante; mais elle aaugmenté d’une quantité sensible dans ces dernières années. Nousreviendrons sur toutes ces variations, quand nous en dévelop-perons la cause.

Indépendamment de ces vai'iations, les mouvemens des satel-lites de Jupiter, sont assujettis à des inégalités qui troublent leursmouvemens elliptiques , et qui rendent leur théorie fort compli-quée; elles sont principalement sensibles dans les trois premierssatellites dont les mouvemens offrent des rapports très-remar-quables.

Leurs moyens mouvemens sont tels que celui du premier satel-lite, plus deux fois celui du troisième, est à très-peu près égal àtrois fois le moyen mouvement du second satellite.Le même rapportsubsiste entre les moyens mouvemens synodiques; car le mouve-ment synodique n’étant que l’excès du mouvement sydéral d’unsatellite, sur celui de Jupiter; si l’on substitue les mouvemenssynodiques, au lieu des moyens mouvemens, dans l’égalité précé-dente; le moyen mouvement de Jupiter disparoît, et l’égalité restela même.

Les longitudes moyennes soit synodiques, soitsydérales des troispremiers satellites vus du centre de Jupiter, sont telles que la lon-gitude du premier satellite, moins trois fois celle du second, plusdeux fois celle du troisième, est égale à très-peu près, à la demi-cir-conférence. Cette égalité est si approchée, que l’on est tenté de laregarder comme rigoui-euse, et de rejeter sur les erreurs des obser-vations, les quantités très-petites dont elles s’en écartent. On peut